Lettre ouverte du groupe de travail sur l’Antiracisme

Lettre ouverte du groupe de travail sur l’Antiracisme

 

 

 

 

Cher-e-s collègues,

Nous espérons que votre 2021 a bien commencé. Le groupe consultatif sur la lutte contre le racisme, réuni par Coopération Canada, a finalisé le cadre de lutte contre le racisme pour notre secteur. Le groupe souhaite remercier tous ceux et toutes celles qui ont contribué à la version actuelle et invite toutes les organisations canadiennes travaillant dans le domaine de la coopération internationale à la signer. Pour plus d’informations sur le cadre et le processus de signature, veuillez consulter la lettre ouverte ci-dessous et les ressources ci-jointes.

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Cher-e-s collègues, alliés et sympathisants du secteur canadien de la coopération internationale,

 

Nous vous remercions d’avoir participé à nos travaux au cours de l’année écoulée. Nous avons en effet uni nos efforts, nos expériences et nos idées, en vue d’envisager des possibilités d’action collective contre le racisme. En tant que praticiens de la coopération internationale, nous nous consacrons personnellement et professionnellement à faire avancer les mandats de nos organisations, à soutenir nos partenaires et à améliorer un secteur qui vise à contribuer à un monde plus sain, plus sûr, plus équitable et plus durable pour nous tous. Travaillant dans le contexte canadien, nous sommes également conscient-e-s des différentes formes de privilège et de responsabilité pour faire face aux méfaits des préjugés racistes, qui continuent d’exister dans les processus, les institutions et les systèmes internationaux.

À la suite d’une enquête menée auprès de ses 90 organisations membres, Coopération Canada a réuni un groupe consultatif à partir de l’été 2020. Depuis lors, ce groupe consultatif avait pour objectif de fournir une plateforme à partir de laquelle nos approches collectives de la lutte contre le racisme peuvent prendre forme. Nous nous sommes engagés dans ce travail en faisant preuve d’empathie, mais aussi en reconnaissant que notre secteur doit effectivement donner la priorité aux efforts délibérés de lutte contre le racisme. Sous l’impulsion du principe de l’action collective, nous avons défini un cadre pour les efforts de lutte contre le racisme du secteur de la coopération internationale du Canada qui reflète nos engagements institutionnels et guide la responsabilité de notre secteur dans ce travail. Nous avons convoqué de nombreux forums, en cherchant ensemble des solutions, en nous appuyant sur nos réseaux informels de spécialistes, en faisant appel aux conseils et aux réactions de nos collègues, ami-e-s et allié-e-s, tant au Canada que dans le monde.

Tout au long de ces processus de consultation, nous avons fait de notre mieux pour assurer des canaux de communication ouverts, permettant à chacun(e) de suggérer des améliorations pour le cadre. Nous avons participé à des réunions de coalition, appelé les participants à discuter en profondeur des questions qui peuvent mettre mal à l’aise, examiné nos privilèges personnels et notre capacité à opérer des changements positifs, et nous avons invité chacun-e d’entre nous à accepter les changements déstabilisants qui accompagnent tout changement réel. Ce processus est loin d’être terminé. Toutefois, après des mois d’écoute et d’apprentissage, nous sommes prêts à présenter la dernière version du cadre de lutte contre le racisme de notre secteur et à vous inviter à le signer.

Nous espérons qu’en vous engageant dans ce cadre, vous manifestez votre volonté d’apprendre, de travailler avec d’autres et d’investir dans la promotion de processus, de politiques, de systèmes et de discussions organisationnelles qui contribuent à un secteur plus antiraciste. Nous savons que notre secteur, guidé par les déclarations internationales des droits de la personne, les valeurs d’égalité, de justice, de solidarité et de durabilité, doit continuellement s’améliorer pour faire progresser la justice sociale et raciale. En tant que signataire, vous manifestez votre volonté de le faire. Les signataires contribueront à la collecte de données sur les efforts de lutte contre le racisme de notre secteur. Par ailleurs, les signataires feront partis de divers groupes de travail afin de favoriser l’apprentissage collectif, élaborer des outils et des politiques, accélérer les approches en matière de justice raciale et renforcer les capacités individuelles et institutionnelles de lutte contre le racisme.

Ce cadre n’est ni parfait, ni définitif, encore moins notre dernière étape. Toutefois, il fournira un terrain d’entente, des instruments d’orientation et un élan pour un secteur de la coopération internationale plus antiraciste. Nous vous invitons à signer le cadre, à tendre la main à d’autres pour qu’ils fassent de même et à vous engager avec nous pour aller de l’avant. Ce n’est que le début, et nous sommes impatients de commencer ce travail avec vous.

 

Solidairement,

Hugues Alla, Coopération Canada
Nancy Burrows, L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (l’AQOCI)
Marietou Diallo, Inter Pares
Jessica Ferne, le Partenariat canadien pour la santé des femmes et des enfants (CanSFE)
Rachel Logel Carmichael, Save the Children Canada
Odette McCarthy, Equitas
Gloria Novovic, Coopération Canada
Tiyahna Padmore, World Vision Canada
Aislynn Row, Coopération Canada
Maïka Sondarjee, l’Association canadienne d’études du développement international (ACEDI)
Simran Singh, CARE Canada
Musu Taylor-Lewis, the Canadian Foodgrains Bank
Unyime Abasi Odong, Coopération Canada

 

 
Prochaines étapes
Les signataires seront bientôt contactés pour en savoir plus sur ce qui est à venir et avec les instructions pour compiler une enquête de référence d’ici le 21 mars. Pour consulter les questions à l’avance, veuillez cliquer ici.
 

 

 

 

La Politique de partenariat d’Affaires mondiales Canada avec les OSC – Ce qu’il faut savoir et pourquoi s’engager

La Politique de partenariat d’Affaires mondiales Canada avec les OSC – Ce qu’il faut savoir et pourquoi s’engager

 

Les objectifs ambitieux définis dans la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) du Canada ne peuvent être réalisés qu’en collaborant avec la société civile au niveau local et à international. 

Dans la ligne des Principes d’Istanbul et d’autres instruments tels que le Cadre international pour l’efficacité du développement des OSC et le Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement, le PAIF est renforcé par la Politique du Canada des partenariats avec la société civile pour l’aide internationale (la politique du partenariat avec les OSC). Cette politique élaborée avec la participation active de la société civile, précise les modalités de collaboration entre les acteurs de ladite société et Affaires Mondiales Canada (AMC), pour la mise en œuvre du PAIF; ce à travers neuf domaines d’action qui sont: 

  1. Renforcer le pouvoir des femmes et des filles, promouvoir l’égalité des genres et tendre la main aux plus pauvres, aux plus vulnérables et aux plus marginalisés en tant que moyens les plus efficaces pour réduire la pauvreté.
  2. Favoriser l’établissement d’un environnement favorable et sécuritaire pour la société civile.
  3. Protéger la vie et la dignité humaine
  4. Favoriser le leadership des OSC dans l’innovation
  5. Intégrer le rôle des OSC en tant qu’acteurs indépendants dans les programmes d’aide internationale
  6. Établir des mécanismes de financement plus prévisibles, équitables, souples et transparents
  7. Favoriser des approches multipartites à l’aide international
  8. Mobiliser les Canadiens en tant que citoyens du monde à l’aide internationale
  9. Promouvoir la durabilité, la transparence, la responsabilisation et les résultats

Objectifs de la politique – Implication des OSC

Les approches féministes de la PAIF basées sur les droits de la personne exigent des changements fondamentaux dans les structures, les politiques, les processus et les programmes des acteurs de la société civile qui travaillent avec AMC. La plupart de ces changements exige d’établir des priorités au niveau institutionnel et des ressources, comme nous l’ont appris les organisations de la société civile (OSC) participant au programme Voix et Leadership des Femmes. 

La prise en compte de facteurs en accord avec les normes de genre et les inégalités existantes d’une part, et d’autre part, la conception d’outils et de processus qui permettent de mettre en place des programmes plus en adéquation avec le genre, tant dans une logique de réponse que de transformation, est un défi sectoriel. Ce défi être relevé que grâce à la collaboration, à des consultations prévisibles et inclusives et à l’apprentissage continue entre divers partenaires. Pour soutenir ces efforts, AMC et la société civile canadienne ont élaboré une politique définissant les domaines pour une collaboration renforcée entre le gouvernement et la société civile. 

La politique du partenariat avec les OSC souligne la responsabilité qu’ont les acteurs de la société civile de consulter les groupes marginalisés, y compris les femmes et les filles, et de veiller à la prise en compte de leurs points de vue dans tous les domaines de la conception, de l’exécution et de l’évaluation des programmes. Plus précisément, les organisations sont invitées à utiliser des approches basées sur les droits de la personne et à institutionnaliser l’analyse comparative entre les sexes dans toute action menée. Par ailleurs, à la lumière de la politique Une approche féministe : l’égalité des genres dans l’action humanitaire, les OSC devraient collaborer avec les intervenants locaux/nationaux, en vue de renforcer la capacité organisationnelle et d’intervention des acteurs humanitaires locaux, ainsi que leur durabilité à long terme. 

Plan de mise en œuvre

Le niveau opérationnel de la politique du partenariat avec les OSC est défini par le Plan de mise en œuvre qui établit laction recommandée pour chacun des neuf domaines d’actions. Pour veiller à la réalisation de progrès dans l’atteinte des objectifs énoncés dans le plan de mise en œuvre, Affaires mondiales Canada et Coopération Canada ont constitué un groupe consultatif sur les partenariats avec les OSC (GCPO). Ce groupe est ouvert à tous les acteurs de la société civile à travers le Canada. Le secrétariat du groupe est assuré par deux co-responsables, dont l’un représente AMC et est rattaché au sous-ministre adjoint pour le Partenariat pour l’innovation dans le développement. Le groupe consultatif réunit des spécialistes du secteur, chacun des neuf domaines d’action ayant à la fois comme co-responsables des représentants des équipes de AMC et des OSC concernées, qui, en consultation avec des coalitions plus larges, formulent des recommandations pour la mise en œuvre des politiques. 

En 2018, le groupe consultatif a mené une enquête qui soulignait d’accorder la priorité à l’Objectif 1 (Renforcer le pouvoir des femmes et des filles, promouvoir l’égalité des genres); à l’Objectif 6 (Établir des mécanismes de financement plus prévisibles, équitables, souples et transparents); et à l’Objectif 8 (Mobiliser les Canadiens en tant que citoyens du monde). Le plan de mise en œuvre des autres objectifs a été approuvé en 2019, offrant un outil de politique aux OSC qui travaillent à la réalisation d’une série d’objectifs du PAIF. 

Lors des premières phases de la réponse à la COVID-19, qui prévoyait des consultations AMC  OSC sur les questions urgentes liées à la pandémie et à son impact sur le secteur, les activités du groupe consultatif ont été interrompues. Étant donné l’utilité des outils et des engagements décrits dans les plans de mise en œuvre pour les neuf domaines d’action, le groupe consultatif invite les OSC à le rejoindre pour améliorer l’efficacité de la collaboration entre AMC et les OSC. 

Prochaines étapes

Le groupe consultatif se réunira à nouveau en 2021 pour donner un aperçu du mandat du groupe et des progrès réalisés jusqu’à présent, et pour définir les domaines prioritaires pour 2021. Afin de soutenir une approche responsable et réalisable, le groupe consultatif produira également des rapports sur les progrès réalisés dans les neuf domaines d’action. 

Les organisations de la société civile canadienne sont invitées à s’engager autour du travail du groupe consultatif pour s’assurer que cette politique ambitieuse traduise efficacement dans les systèmes et processus institutionnels. Restez à l’écoute pour les sessions d’information et les mises à jour relatives à ce travail. 

UnyimeAbasi Odong, stagiaire en politique, Recherche, politique et pratique 

Partenariats équitables à travers la coopération triangulaire

Partenariats équitables à travers la coopération triangulaire

Le CCCI s’est associé aux Affaires mondiales Canada afin de comprendre comment les organisations de la société civile canadienne participent à la coopération triangulaire. Durant l’automne 2019 jusqu’en début 2020, le CCCI a travaillé pour sensibiliser les OSC canadiennes à la nouvelle définition de la coopération triangulaire, a identifié et documenté les expériences des OSC en matière de coopération triangulaire et a consulté les OSC canadiennes sur les principaux facteurs favorables à une coopération triangulaire efficace. L’initiative a abouti à un rapport de synthèse de principales conclusions et à un ensemble de 16 profils courts de 2 à 3 pages pour chaque projet examiné dans le cadre de l’initiative. 

 

Partenariats équitables à travers la coopération triangulaire Rapport complet (à venir!) 

Partenariats équitables à travers la coopération triangulaire  Conclusions en englais | Conclusions en français

Profils des projets examinés disponibles* – Profils en anglais | Profils en français  

*Tous les profils seront disponibles en anglais et en français dans les prochaines semaines. Restez à l’écoute!

Présentation PowerPoint

Enregistrement – Webinaire du 23 mars 2020

Discussions, politiques et financements de l’action humanitaire

Discussions, politiques et financements de l’action humanitaire

 

Réunion des Chefs des agences du RIH

Les dirigeants des organisations membres du Réseau d’intervention humanitaire (RIH) du Canada se sont réunis le 30 septembre à Montréal lors de la réunion des chefs des agences du RIH. Cet événement annuel rassemble les directeurs généraux et PDGs des organisations membres du RIH, le personnel cadre du secteur humanitaire et des représentants du gouvernement du Canada pour discuter de leur expérience collective en matière d’intervention humanitaire. La réunion a donné lieu à de riches discussions sur une variété de sujets portant sur le thème du « rôle du leadership organisationnel dans le renforcement du système humanitaire canadien ».

La journée a débuté par des présentations de dirigeants portant sur des questions clés qui touchent à l’ensemble du secteur. Les questions abordées par les dirigeants présents dans la salle incluent, entre autres, les politiques et le financement de l’action humanitaire, la réglementation relative aux organismes de bienfaisance et la localisation. Une discussion de groupe s’est également tenue pour creuser en profondeur les nuances qui existent pour ceux qui travaillent à l’intervalle entre l’humanitaire, le développement et la paix, mais aussi pour explorer comment faire valoir les principes humanitaires d’impartialité, de neutralité, d’indépendance et d’humanité tout en intégrant des solutions à long terme plus durables, de renforcement de la résilience et sensibles au genre dans les réponses aux crises et conflits prolongés. À la suite de la dite discussion de groupe, 29 dirigeants d’organisations humanitaires canadiennes ont signé une déclaration conjointe confirmant leur engagement à travailler dans une dynamique intégrée et inclusive pour permettre une meilleure collaboration entre les secteurs de l’humanitaire, du développement et de la paix. Cette déclaration, première du genre formulée par un groupe de dirigeants d’organismes au Canada, affirme que les approches intégrées ont pour objectif final le développement de solutions durables pour les populations touchées par les crises.

En après-midi, la discussion s’est concentrée sur les organisations humanitaires, en s’appuyant sur l’accent mis sur les politiques et la programmation lors des discussions de la matinée. Des séances ont été organisées pour encourager les dirigeants à réfléchir à la façon d’appuyer un secteur plus diversifié et inclusif, et à la responsabilité de l’employeur qui doit prendre toutes les mesures raisonnablement possibles pour assurer la santé, la sécurité et le bien-être des employés. La journée s’est clôturée par un discours-programme inspirant de Solange Tuyishime, PDG d’Elevate International et ambassadrice d’UNICEF Canada. Dans l’ensemble, la journée a été remplie d’occasions pour les leaders d’établir des liens entre eux – un moment unique pour le secteur.

 

J’ai trouvé les sujets tout à fait pertinents et je crois qu’il y avait beaucoup de choses qui pourraient être rapportées à mon organisation et faire l’objet d’un suivi. La séance sur la diversité a été particulièrement utile pour nous pousser à réfléchir davantage sur l’inclusion.

Commentaire d’un participant

Politique humanitaire

Lors de la réunion, le CCCI a présenté un examen de l’évolution récente des politiques et du financement de l’action humanitaire. Voici, ci-dessous, les messages clés :

Après plusieurs mois de consultation à travers le processus consultatif vaste et exhaustif d’examen de l’aide international, le Canada a lancé, en juin 2017, sa nouvelle Politique d’aide internationale féministe (PAIF). L’aide humanitaire a été intégrée au sein de cette politique, regroupée aux côtés de la santé, de la nutrition et de l’éducation dans le cadre du domaine d’action « Dignité humaine ».

Pourtant, bien que l’aide humanitaire ait été, en quelque sorte, assimilée au cadre de la PAIF, elle s’est, par contre, distinguée sur le plan de la mise en œuvre. Quelque deux ans plus tard, en avril 2019, le Canada a lancé sa Politique en matière d’égalité des genres dans l’action humanitaire, la première d’une série de politiques des champs d’action de la PAIF.

L’histoire derrière le leadership du secteur humanitaire dans la mise en œuvre de la PAIF est aussi celle de l’engagement de la société civile. À la fin de 2017, dès que le gouvernement a annoncé qu’il élaborerait une série de politiques pour guider la PAIF, le Groupe de politiques et de plaidoyer sur l’aide humanitaire du Conseil canadien pour la coopération internationale a préparé une soumission conjointe complète et substantielle proposant des principes et des activités pour une politique humanitaire féministe. Cela faisait suite à la demande de longue date de la société civile, réclamant une politique humanitaire canadienne définie – ce qu’Affaires mondiales Canada (AMC) semblait disposé à réaliser dans le contexte de la PAIF. Dans sa soumission, le secteur humanitaire a demandé que l’accent soit mis sur une approche intersectionnelle de l’aide humanitaire qui reconnaisse le lien entre l’intervention humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.

Après plus d’un an de va-et-vient entre le personnel ministériel et les bureaucrates d’AMC, l’équipe humanitaire d’AMC s’est ensuite tournée vers le Groupe de politiques et de plaidoyer sur l’aide humanitaire et vers le Réseau d’intervention humanitaire (RIH) du Canada pour obtenir leurs commentaires ou contributions à une ébauche de politique humanitaire. Le secteur humanitaire a par la suite donné une rétroaction substantielle, notant les possibilités d’améliorer les textes relatifs au droit, de clarifier les champs d’application et de renforcer l’accent mis sur les liens intersectoriels des programmes.

Cette rétroaction a été assez bien reflétée dans la version finale de la politique présentée en avril 2019, lors des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à la suite de laquelle le Groupe de politiques et de plaidoyer sur l’aide humanitaire a fait une déclaration commune en réponse au lancement de la politique humanitaire.

Au fur et à mesure que les engagements forts de la PAIF et de la politique humanitaire poursuivent leur mise en œuvre par le biais d’orientations et de plans internes, ceux-ci devraient être développés conjointement par l’AMC et la société civile, s’appuyant à la fois sur les politiques et la pratique.

 

Financement de l’action humanitaire

Les changements apportés à la politique humanitaire canadienne coïncident avec les changements apportés au financement humanitaire canadien. Ces tendances sont présentées dans une nouvelle analyse du CCCI qui a été présentée au Réseau d’intervention humanitaire lors de la réunion des chefs des agences et qui est désormais publiée.

Veuillez lire l’analyse ici:  Financement humanitaire 2019

 

 

 Aislynn Row est la Coordinatrice du Réseau d’intervention humanitaire (RIH) du Canada.

 

 

Gavin Charles est Chef d’équipe politique au Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI).

Le Conseil canadien pour la coopération internationale publie des recommandations visant à améliorer le cadre réglementaire et législatif du secteur de la bienfaisance au Canada

Le Conseil canadien pour la coopération internationale publie des recommandations visant à améliorer le cadre réglementaire et législatif du secteur de la bienfaisance au Canada

Ottawa, ON (15 Octobre 2019) – Coopération Canada (anciennement CCCI) a publié aujourd’hui une note d’information qui démontre que les organismes de bienfaisance canadiens, œuvrant à l’échelle internationale, sont régis par un ensemble de dispositions qui restreignent leur capacité de s’associer efficacement dans la réalisation de leur mandat. Intitulée « Organismes de bienfaisance sous directives et partenariats contrôlés », la note d’information examine deux éléments relatifs au cadre réglementaire et législatif : les dispositions en matière de « direction et de contrôle »  et la législation antiterroriste.

 

Pour télécharger la note d’information intégrale, veuillez consulter le site Web de Coopération Canada ici : Bienfaisance dirigée et partneariats contrôlés

 

Ladite note d’information contient des recommandations qui reposent sur une analyse documentaire, un sondage effectué auprès des organismes de bienfaisance canadiens et des recherches comparatives, dont des entrevues avec des coalitions nationales d’organismes de bienfaisance issues d’autres pays à revenu élevé. Coopération Canada émet également des recommandations sur la façon dont le gouvernement du Canada peut améliorer le cadre réglementaire et législatif du secteur canadien de la bienfaisance.

 

Cette analyse présente une perspective unique sur cette question qui, par ailleurs, concerne spécifiquement le secteur de la coopération internationale. Elle inclut des contributions de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (CSILC), qui a collaboré à la rédaction de la section portant sur la législation antiterroriste.

 

La présente note d’information a été réalisé avec le soutien financier de la Muttart Foundation.

 

On exige des organismes de bienfaisance canadiens, œuvrant à l’échelle internationale, qu’ils exercent un très haut degré de contrôle opérationnel de leurs activités. Malheureusement, on risque ainsi de saper les principes de bon partenariat et de développement efficace. Il existe heureusement des moyens d’améliorer [la situation], et nous pouvons nous inspirer de l’expérience d’autres pays et de l’expertise du secteur de la bienfaisance canadien.

Gavin Charles

Chef d'équipe politique, Coopération Canada

Les Canadiens s’attendent à ce que les organismes humanitaires assurent un appui indispensable et vital partout où cela s’avère nécessaire. Malgré tous leurs efforts, ils se heurtent à des lois antiterroristes larges, vagues et inutiles qui font plus pour mettre les gens en danger que pour prévenir les crimes violents. Les futurs gouvernements devraient prendre des mesures décisives pour corriger ces lois inquiétantes.

Tim McSorley

Coordinateur national, Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles

Les dispositions en matière de « direction et de contrôle »  qui régissent les organismes de bienfaisance canadiens sont inhabituelles et uniques parmi les pays comparables. Ces règles imposent un coût de transaction élevé au financement canadien de projets internationaux et minent les relations de partenariat avec d’autres pays. Nous invitons le gouvernement du Canada à engager un dialogue et des consultations avec les organismes de bienfaisance canadiens qui œuvrent à l’échelle mondiale afin de s’assurer que sa politique sur la surveillance des ressources de bienfaisance reflète les engagements du Canada envers les partenariats et la localisation dans le cadre de la coopération au développement et de l’aide humanitaire.

Nicolas Moyer

Président-PDG, Coopération Canada

Historique et contexte :

  • En 2016, Coopération Canada (anciennement CCCI) a présenté un mémoire dans le cadre de la consultation de l’Agence du revenu du Canada sur les activités politiques des organismes de bienfaisance. Ce mémoire qui s’intitule « Organismes de bienfaisance modernes, règles anciennes : les activités liées aux politiques publiques » est disponible ici.
  • En septembre 2018, Coopération Canada a présenté un témoignage oral dans le cadre des consultations en vue du budget de 2019. L’un des thèmes abordés était le rôle fondamental que jouent les organismes de bienfaisance dans la réussite économique et sociale du Canada. Ledit témoignage est disponible ici.
  • En mai 2019, Coopération Canada a présenté une liste de recommandations dans le cadre d’une étude du Sénat sur le secteur de la bienfaisance. Ledit document est disponible ici.

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À propos de Coopération Canada

Depuis 1968, Coopération Canada (auparavant le Conseil canadien pour la coopération internationale) réunit plus de 90 organismes du milieu du développement international et de l’aide humanitaire. Nous amplifions le travail de ces groupes en rassemblant les leaders du secteur, influençant les politiques et développant les capacités. De concert avec nos partenaires du Canada et du monde entier, nous construisons un monde plus juste, sécuritaire et durable pour tous.   Pour en savoir plus, visitez cooperation.ca.

 

Contact média :

Kat Guerin Gestionnaire des communications

kguerin@cooperation.ca

Téléphone : (613) 241-7007 poste 343