Coopération Canada se réjouit de l’annonce faite aujourd’hui par le Canada de contribuer à hauteur de 75 millions de dollars supplémentaires au renforcement de l’accès équitable aux vaccins COVID-19 au niveau mondial

Coopération Canada se réjouit de l’annonce faite aujourd’hui par le Canada de contribuer à hauteur de 75 millions de dollars supplémentaires au renforcement de l’accès équitable aux vaccins COVID-19 au niveau mondial

Coopération Canada se réjouit de l’annonce faite aujourd’hui par le Canada de contribuer à hauteur de 75 millions de dollars supplémentaires au renforcement de l’accès équitable aux vaccins COVID-19 au niveau mondial. Il s’agit d’un investissement inestimable car les pays historiquement défavorisés sont affectés de manière disproportionnée par la pandémie et peinent à accéder aux vaccins. Il est primordial que la distribution des vaccins se fasse en tenant compte des besoins au niveau mondial, avec une priorité accordée aux plus vulnérables, où qu’ils se trouvent. La pandémie actuelle montre clairement que notre économie est mondiale, que nos populations sont fortement interconnectées et que nous ne pouvons pas résoudre les problèmes mondiaux de manière isolée. Le Canada ne se rétablira pas tant que le monde entier ne sera pas.

L’annonce d’aujourd’hui porte à 2 milliards de dollars la contribution du Canada à la réponse mondiale au COVID-19. Cet investissement démontre clairement le leadership mondial du Canada depuis le début de la pandémie, ce qui permet de résoudre les problèmes mondiaux et encourage d’autres pays à suivre son exemple. La COVID-19 n’est pas simplement la crise d’une saison. Elle a déjà laissé des impacts durables dans toutes les sphères de la société en perturbant en seulement quelques mois et à l’échelle mondiale, 25 ans d’avancée dans la lutte contre la pauvreté.

Il est indispensable d’investir durablement dans la capacité mondiale à prévenir et à atténuer des crises comme celle-ci. L’annonce d’aujourd’hui et les importantes contributions mondiales du Canada dans la gestion de la COVID-19 sont des étapes cruciales pour veiller à ce qu’il verse sa juste part au développement du monde. De nombreux progrès sont encore nécessaires dans ce domaine. Pour relever stratégiquement les défis mondiaux actuels, le Canada doit s’assurer qu’un financement prévisible à long terme est en place pour tenir les promesses du gouvernement énoncées dans les objectifs de développement durable et la Politique d’aide internationale féministe. Cela devrait inclure une feuille de route pour accroître l’aide internationale du Canada. Une première étape serait d’inclure les présentes allocations budgétaires de la COVID-19 dans l’enveloppe permanente d’aide internationale. Cela devrait s’accompagner de nouvelles augmentations au cours des deux prochaines années fiscales, avec pour objectif principal d’allouer au moins 1% du budget canadien de réponse et de relance COVID-19 à une relance mondiale durable face à la pandémie.

Zaida Bastos, Kehkashan Basu et Développement international Desjardins (DID) ont remporté les Prix de Coopération Canada 2020

Zaida Bastos, Kehkashan Basu et Développement international Desjardins (DID) ont remporté les Prix de Coopération Canada 2020

Ottawa, le 11 février 2021 – Ce soir, lors de sa cérémonie de remise de prix, Coopération Canada a annoncé les lauréats des prix de Coopération Canada 2020. Ce sont : Zaida Bastos, Kehkashan Basuet Développement international Desjardins (DID). 

 

Le Prix Karen Takacs 

Coopération Canada a remis à Zaida Bastos, ancienne Directrice du programme de partenariats de développement au Fonds du primat pour le secours et le développement mondial (PWRDF)le Prix Karen Takacs pour le leadership des femmes dans le développement international. 

 

Zaida a commencé à travailler avec le PWRDF en 1998. Au fil des années, elle a occupé plusieurs postes, notamment celui de Coordinatrice du programme Afrique et de Responsable du programme de financement externe. Au cours de sa carrière, elle a travaillé pour le Groupe de travail sur la réinstallation des réfugiés, pour l’UNESCO à Paris et au Programme des Nations unies pour le développement en Angola. Zaida est experte en développement communautaire, en égalité des genres et en développement organisationnel. Elle a travaillé à soutenir une formation efficace et l’intégration des politiques de prévention de l’exploitation et des abus sexuels au sein du PWRDF et avec les partenaires du PWRDF. 

 

D’après notre expérience en première ligne de la santé communautaire et du travail de développement au Burundi, nous ne pouvons penser à personne d’autre qui incarne mieux le double objectif du leadership collaboratif et de la promotion de l’égalité, de l’autonomisation et de la voix des femmes, a déclaré Cathryn Christensen, directrice des partenariats cliniques de Village Health Works et collègue de Zaida. 

Zaida Bastos (à gauche) en Tanzanie.

Les pairs et collègues de Zaida au PWRDF ainsi que les représentant-e-s des nombreuses agences de développement et organisations communautaires partenaires ont bénéficié de son soutien, de ses connaissances et de sa passion au cours de ses nombreuses années de travail dans le domaine du leadership des femmes dans le développement international, a déclaré Will Postma, directeur exécutif du PWRDF. 

 

À propos du Prix Karen Takacs 

Karen Takacs était une dirigeante célèbre et appréciée de la communauté internationale canadienne. Pendant plus de 20 ans, Karen a travaillé sans relâche pour améliorer la vie et faire progresser les droits des femmes et des jeunes filles aux niveaux local, national et international, et a été un catalyseur de la collaboration dans le secteur international canadien. Tout au long de sa vie, Karen a été admirée pour sa capacité à motiver et à rassembler les gens autour d’une cause commune. Par ses encouragements, sa générosité et son humour, Karen a su mobiliser et soutenir les autres. Après le décès de Karen en 2015, Coopération Canada (alors le Conseil canadien pour la coopération internationale) a créé un prix pour honorer sa contribution inestimable à la lutte pour la justice sociale et économique, et pour célébrer le leadership collaboratif unique dont elle a fait preuve tout au long de sa carrière, y compris lorsqu’elle était présidente du conseil d’administration de Coopération Canada.  Pour la communauté canadienne du développement mondial, le prix Karen Takacs est un symbole de féminisme, de collaboration, de défense des droits, de mentorat et de résilience. 

 

Les Prix de l’Innovation et de l’impact 

Kehkashan Basu (fondatrice et présidente de la fondation Green Hope) et Développement international Desjardins (DID) sont les lauréats des Prix de l’Innovation et de l’impact 2020 en l’honneur de Lewis Perinbam, présentés par Coopération Canada et Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), en collaboration avec les administrateurs du prix Lewis Perinbam. 

 

Leader de la jeunesse, influenceuse mondiale, écologiste et défenseuse des droits des femmes et des enfants, Kehkashan Basu est décrite par ses pairs comme une pionnière qui remet en question le statu quo et brise les restrictions et tabous sociaux qui entravent le progrès et les droits des générations futures. Elle est la fondatrice et la présidente de l’entreprise mondiale d’innovation sociale la fondation Green Hope, qui travaille au niveau local dans 16 pays, en donnant des moyens d’action aux jeunes, en particulier ceux et celles issu-e-s de communautés vulnérablesparmi lesquelles les réfugié-e-s syrien-ne-s, les réfugié-e-s Rohingya, les enfants de prisonniers au Népal et au Kenya, et les communautés affectées par le syndrome de Covid au Bangladesh et au Libéria.  

 

Avec la COVID et toutes les autres crises actuelles auxquelles l’humanité est confrontée, il est si facile et tentant de se décourager et de se retirer dans nos bulles, a déclaré Jean-Marc Mangin, président du conseil d’administration du prix Lewis Perinbam. “Le défaitisme n’a jamais été dans l’ADN de Lewis Perinbam. La lauréate de cette année du prix Impact en l’honneur de Lewis PerinbamKehkashan Basu, incarne pleinement son courage d’imagination et son attitude de battant que notre époque exige.

Kehkashan Basu prenant la parole aux Nations unies à l’occasion de la Journée internationale de la paix de 2019 (New York)

 

Coopération Canada et l’EUMC ont décerné à Développement international Desjardins (DID) le Prix Impact et Innovation – Organisation pour son approche transformatrice dans l’augmentation du pouvoir économique des agriculteurs et agricultrices en Colombie. L’organisation a utilisé des moyens novateurs et porteurs d’impact grâce à la conception de l’application mobile DECISION, qui facilite le processus d’analyse des demandes de crédit sur place et favorise l’inclusion financière des agriculteurs et agricultrices. À la fin du projet, 136 000 crédits agricoles avaient été accordés à 80 000 agriculteurs et agricultrices ; 15 000 agriculteurs et agricultrices (57% des bénéficiaires) avaient reçu une éducation financière, et ces chiffres continuent de grimper. 

 

Avec son initiative, Développement international Desjardins (DID) a contribué à rendre le secteur financier agricole colombien plus inclusif, plus efficace et plus sûr pour les agriculteurs et les agricultrices. 

 

Kehkashan Basu et Développement international Desjardins (DID) sont des leaders qui incarnent les valeurs et les principes de ces prix, a déclaré Nicolas Moyer, directeur général de Coopération Canada. Ils ont tous deux fait preuve d’une volonté d’être innovants dans leur travail, dont l’impact se fera sentir pendant de nombreuses années. 

 

 

À propos du Prix de l’Innovation et de l’impact 

 

Chaque année, Coopération Canada et les administrateurs du Lewis Perinbam célèbrent et reconnaissent les personnes et les organisations de la société civile (OSC) canadiennes qui font un travail efficace et novateur. 

 

Coopération Canada définit une pratique innovante comme un nouveau moyen ou une nouvelle approche plus efficace pour relever les défis du développement et améliorer les conditions de vie des plus vulnérables dans le monde.  Une pratique innovante peut prendre de nombreuses formes. Il peut s’agir d’une nouvelle innovation dans un contexte particulier, qui a néanmoins été éprouvée ailleurs.  Une pratique innovante peut prendre la forme d’une approche, d’une technologie, d’un modèle économique ou modèle d’affaires, d’une pratique en matière de politique, d’un partenariat et plus encore. Une pratique innovante devrait s’aligner aux Principes de Whistler pour accélérer l’impact sur le développement pour exercer un impact à travers l’innovation. 

 

 

En l’honneur de Lewis Perinbam : 

Lewis Perinbam, O.C. (1925-2007) a été un pionnier dans le développement du secteur du développement international au Canada. Il fût le Directeur exécutif fondateur du CUSO, le premier Secrétaire général à temps plein de la Commission nationale du Canada pour l’UNESCO et Président directeur général d’EUMC. Il est entré au service de la naissante Agence canadienne de développement international en 1969 et est devenu Directeur fondateur de sa Division des Organisations non gouvernementales. Il a ensuite été nommé Vice-président du Programme de partenariat canadien où il a lancé plusieurs programmes qui ont fait du Canada un chef de file en matière de collaboration entre la société civile et le gouvernement. En 2000, il a dirigé le Groupe de travail sur la participation des minorités visibles dans la fonction publique, qui a entraîné de profonds changements dans l’ensemble du gouvernement. Ces prix qui reconnaissent son exceptionnelle contribution lancent un appel à l’action en nous rappelant qu’une innovation ambitieuse à l’échelle du système est toujours possible, et lancent un appel à l’action. 

 

Pour plus de renseignements 

Kat Guerin
Gestionnaire des communicationsCoopération Canada
[email protected]  613-222-3009 

 

Stephanie Leclair
Gestionnaire en chef, communications ephilanthropieEUMC
[email protected]  / 613-761-3714 

Pour préserver les acquis, Coopération Canada presse le gouvernement d’augmenter le financement de l’aide internationale afin d’assurer une relance économique mondiale

Pour préserver les acquis, Coopération Canada presse le gouvernement d’augmenter le financement de l’aide internationale afin d’assurer une relance économique mondiale

Célébrer et agir pendant la Semaine du développement international du 7 au 13 février.

 

Ottawa, le 8 février 2021

Dans le cadre de la Semaine du développement international, Coopération Canada urge le gouvernement fédéral d’augmenter son financement au développement international dans son prochain budget. La pandémie accentue les enjeux de pauvreté, d’iniquité et de santé dans les pays en voie de développement. Les impacts de la pandémie risquent de faire perdre des acquis obtenus après de nombreuses années de travail et de financement.

Coopération Canada, l’association nationale des organisations intervenant dans le secteur de la coopération internationale et dans l’humanitaire, demande à ce que le gouvernement investisse au moins 1 % de l’aide nationale à la COVID-19 en fonds d’aide internationale nouveaux et supplémentaires.

« Soutenir l’aide internationale est plus important que jamais avec la crise sanitaire et économique mondiale, a soutenu Nicolas Moyer, président et PDG de Coopération Canada. Une coopération concertée à l’échelle de la planète est essentielle si nous voulons relever les défis actuels. Le Canada dépend de la bonne santé des autres pays pour assurer une relance durable, incluant les pays en voie de développement. Aucun pays ne pourra se redresser si la moitié du monde est oubliée. »

L’entraide et le partage sont des valeurs chéries par les Canadien-ne-s. À l’image de ses citoyen-ne-s, le Canada a toujours inscrit l’aide internationale au titre de ses priorités. Mais aujourd’hui, le pays affiche à ce chapitre son plus faible bilan en 50 ans. Il n’est jamais trop tard pour changer les choses.

Coopération Canada s’est réjouie du mandat que le Premier ministre Trudeau a donné à la ministre du Développement international, Karina Gould, le 15 janvier dernier : faire plus pour aider les pays en développement à « mener à bien leur reprise économique et à accroître leur résilience ».  Le gouvernement fédéral a aussi pris cet engagement dans le discours du Trône du 23 septembre.

 

Agir avec « Un plan pour nous tous » 

Dans « Un plan pour nous tous » publié en décembre dernier, Coopération Canada réitère ce que disent les experts : aucune reprise économique n’est possible tant et aussi longtemps que la pandémie n’est pas enrayée à l’échelle mondiale.  C’est donc dans cet esprit que ce rapport recommande une hausse de l’aide internationale du Canada pour en arriver à un retour à la normale pour tous, dans un contexte où les besoins humanitaires sont sans précédents.

Entre autres, le rapport fait état de l’impact dévastateur auprès des populations et des individus les plus vulnérables partout dans le monde. Avec des pertes économiques de 8 500 milliards de dollars (US), c’est 71 millions de personnes en situation d’extrême pauvreté que le monde doit aider. « Les pays depuis longtemps désavantagés, qui dépendent du commerce international ou d’économies informelles, doivent choisir entre contrôler la pandémie et menacer l’existence et le mode de vie de leur population », peut-on lire dans le rapport.

De plus, Coopération Canada demande au Canada de respecter son engagement d’octroyer 0,7 % du revenu national brut pour l’aide étrangère dans les 10 prochaines années. En 2019, le pays y avait investi seulement 0,27 %, soit 6,2 milliards de dollars; ce qui est loin de son objectif et loin aussi de l’investissement que font des pays comparables en aide internationale.

« Nous avons hâte d’avoir des discussions franches cette semaine sur ces enjeux que nous partageons tous et sur les solutions pour une relance mondiale qui va de pair avec la relance du Canada », a souligné M. Moyer.

 

Célébrer la Semaine du développement international

Intitulée « Visez les objectifs », la Semaine du développement international (#SDI2021) mettra cette année l’accent sur l’égalité des genres, la santé et le changement climatique. Du 7 au 13 février, Coopération Canada organise plusieurs activités pour célébrer les impacts probants, depuis des décennies, de l’aide internationale canadienne dans l’amélioration des conditions de vie des enfants et des femmes, de l’espérance de vie et bien plus encore. C’est aussi l’occasion de sensibiliser la population et la classe politique aux enjeux touchant le développement international.

Les rencontres sur la Colline parlementaire à Ottawa se tiendront de manière virtuelle afin de rencontrer des décideurs politiques pour discuter de politiques et de financement plus ambitieux pour l’aide internationale.

Fort de décennies d’entraide humanitaire, le Canada, avec d’autres pays, a permis de diminuer substantiellement la mortalité infantile, la pauvreté extrême et d’offrir l’instruction à des millions de femmes et de filles, par exemple. C’est notre investissement pour le monde et pour notre monde, que l’on habite à Rimouski ou à Port-au-Prince.

 

Pour plus de renseignements, veuillez contacter : 

Kat Guerin

Gestionnaire des communications

[email protected]

613-222-3009

Analyse des lettres de mandat supplémentaires du Canada à l’intention des acteurs de la coopération internationale

Analyse des lettres de mandat supplémentaires du Canada à l’intention des acteurs de la coopération internationale

Cette semaine, le cabinet du Premier ministre a publié des lettres de mandat supplémentaires, répondant aux attentes accrues des ministres canadiens durant la pandémie mondiale. Les responsabilités énumérées dans ces lettres de mandat supplémentaires n’annulent pas les engagements énumérés dans les lettres de 2019, qui ont déjà été analysés par Coopération Canada (CCIC à l’époque).

Coopération Canada propose ci-dessous une analyse des lettres supplémentaires et de leurs implications pour le secteur de la coopération internationale. Cette analyse est adaptée aux intérêts des membres de Coopération Canada et ne doit en aucun cas être interprétée comme un résumé exhaustif des priorités politiques du gouvernement actuel.

Tendances générales

Les lettres de mandat délivrées au cabinet nouvellement remanié sont conformes aux positions prises par le gouvernement fédéral jusqu’ici. Les quatre domaines prioritaires restent (i) la santé publique, (ii) une soutenue reprise économique, (iii) un environnement plus sain, et (iv) l’équité et l’égalité. Tout en répondant aux répercussions directes (santé publique) et indirectes (en l’occurrence essentiellement économiques) de la COVID-19, il est conseillé aux ministres d’accroître l’ambition des programmes visant à répondre à la pandémie et à assurer une reprise rapide. Par ailleurs, ils devraient s’abstenir de prendre des mesures budgétaires dont les répercussions fiscales s’étendraient sur le long terme à la fin de la pandémie. Sur une note positive, le gouvernement accorde toujours une importance à des questions telles que la durabilité environnementale et la construction de sociétés équitables.

 

Répercussions sur l’économie et l’APD

La reprise économique étant (comme il fallait s’y attendre) en tête de liste des priorités du gouvernement, le rôle de la ministre Freeland est plus important que jamais. La lettre supplémentaire lui donne pour instruction de “préserver l’avantage fiscal du Canada” et “d’utiliser la puissance de feu fiscale nécessaire à court terme” mais aussi “d’éviter de créer de nouvelles dépenses permanentes”. Cela traduit clairement que les augmentations budgétaires obtenues lors de la COVID-19 ne doivent pas être considérées permanentes. Compte tenu d’augmentations budgétaires déjà réalisées à la suite des crises mondiales, il ne faudrait pas s’attendre à ce que celles adoptées au cours de cette période soient maintenues dans le futur comme une augmentation des postes budgétaires spécifiques.

Cependant, toutes les leçons de justice sociale ne seront peut-être pas oubliées après la reprise. La lettre supplémentaire encourage Freeland à taxer les riches et les multinationales tout en travaillant au sein de la communauté élargie de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE) pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.

 

L’engagement mondial du Canada

L’accent mis par le gouvernement actuel sur une reprise économique durable ne se limite pas à la politique intérieure. Des lettres supplémentaires aux ministres Freeland, Garneau et Gould appellent à des efforts accrus pour assurer “des vaccins, des traitements et des systèmes de santé renforcés” au pays et à l’étranger. Le nouveau ministre Garneau est particulièrement invité à renforcer les approches multilatérales face à des crises comme la pandémie actuelle. Cependant, le sens réel de cette invitation reste flou dans un système géopolitique fragmenté de “pays donateurs”, des blocs poursuivant des politiques étrangères différentes.

La lettre du ministre Gould, en particulier, est intéressante pour le secteur de la coopération internationale compte tenu de l’encouragement à : “accroître les investissements dans le développement international afin de soutenir les pays en développement dans leur reprise économique et leur résilience”. Étant donné que les niveaux d’aide publique au développement (APD) du Canada sont inférieurs à la moyenne des donateurs de l’OCDE et qu’ils se situent au niveau le plus bas jamais atteint par le pays en un demi-siècle, cet objectif s’avère plutôt complexe. Les niveaux d’APD du Canada, qui, au cours du dernier exercice financier, ne représentaient que 0,27 % du Revenu National Brut (RNB) du pays, sont loin de l’engagement international de 0,7 % ainsi que de toute attente crédible quant à la contribution du Canada à la résolution des principaux défis mondiaux qui nous touchent partout.

 

Économie verte

Les engagements du gouvernement en faveur de l’économie verte au niveau national ne semblent pas faire référence aux engagements du Canada en matière de financement mondial, qui, comme le récent rapport de C4D le montre, sont presque entièrement alloués à des organisations multilatérales sous forme de prêts. Il faut espérer que l’adoption récente du projet de loi C-12 sur la responsabilité en matière d’émissions nettes zéro est un signe que le Canada prend au sérieux sa responsabilité d’atténuer les effets du changement climatique et que la même ambition et le même dynamisme seront appliqués sur la scène mondiale.

 

Des sociétés justes et équitables

Le gouvernement actuel semble réagir aux manifestations au Canada et ailleurs sur le continent, en appelant à des efforts délibérés pour combattre et éliminer le racisme systémique.

L’égalité des sexes

Une partie de ce programme est alignée sur les efforts précédemment annoncés pour permettre de nouvelles transformations en faveur de l’égalité des sexes. Le gouvernement actuel réagit au fait que ce soient les femmes qui portent le poids de la réponse actuelle à la pandémie. C’est pourquoi de nombreuses lettres se concentrent sur l’amélioration du système éducatif canadien, des structures de garde d’enfants et de l’accès des femmes aux emplois et aux services rémunérés. Le vice-premier ministre devrait élaborer un plan d’action pour les femmes dans l’économie (qui devrait, comme toujours, être intersectionel et holistique). D’autres points à l’ordre du jour, repris dans diverses lettres ministérielles dans ce domaine, comprennent la fourniture d’abris et de logements de transition aux groupes marginalisés et vulnérables, tels que les femmes victimes de violence, l’amélioration des systèmes d’apprentissage précoce et de garde d’enfants à l’échelle du pays, et le soutien des progrès vers l’égalité des genres dans les entreprises canadiennes. Toutefois, la pandémie n’est manifestement pas utilisée comme excuse pour entraver les processus politiques en cours, comme celui des consultations pour l’élaboration de la politique étrangère féministe du Canada, qui a débuté en novembre 2020 et qui réapparaît dans la lettre adressée au ministre Garneau.

La justice raciale

La justice raciale apparaît certainement plus en évidence comme un objectif politique dans la dernière série de lettres de mandat ministériel. Cela est particulièrement évident dans les lettres supplémentaires adressées aux ministres du Conseil du Trésor, de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse, des Femmes et de l’Egalité des genres et du Développement économique rural, de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’Inclusion des personnes handicapées, des Relations Couronne–Autochtones, du Développement international et des Finances. Ces ministres sont invité-e-s à intégrer la diversité et l’inclusion dans leur travail et/ou à élaborer des stratégies sectorielles spécifiques qui intègrent ces considérations. Les lettres mentionnent aussi explicitement le problème, en faisant référence, comme c’est le cas de la lettre du ministre Chagger de 2019 portant sur la “discrimination systémique et les préjugés inconscients dans notre pays, y compris le racisme envers les Noirs.”

Le point le plus notable de l’ordre du jour lié à l’accent mis par le gouvernement sur la diversité et l’inclusion est peut-être celui de la révision de l’analyse comparative entre les sexes au Canada (ACS+), que tous les ministères ont déjà été mandaté-e-s pour intégrer. L’ACS+ devrait être réévaluée en tant qu’outil analytique permettant une plus grande désagrégation des données afin de tenir compte d’autres facteurs identitaires tels que la race, la (dés)capacité, le sexe, l’indigénéité, etc. Une telle approche indique la volonté de s’appuyer sur les progrès réalisés vers des approches politiques plus égalitaires et d’élargir la définition du terme “équitable” pour inclure d’autres facteurs d’identité. Cet engagement est en outre étayé par des appels spécifiques à faire avancer les réformes visant à remédier aux “inégalités systémiques dans le système de justice pénale” ainsi que par la mise à jour de la loi sur l’équité en matière d’emploi. La diversité et l’inclusion sont également à l’ordre du jour de la fonction publique canadienne, le Conseil du Trésor devant former un Centre pour la diversité afin de soutenir les organismes de la fonction publique dans leur travail dans ce domaine.

Réconciliation

Les lettres de mandat supplémentaires soulignent à juste titre l’importance de la réconciliation avec les peuples indigènes, particulièrement importante dans les appels à accélérer la mise en œuvre du plan d’action national en réponse à l’appel à la justice de la Commission nationale sur les femmes et les filles indigènes disparues et assassinées, ainsi qu’à accélérer le travail de l’appel à l’action de la Commission Vérité et Réconciliation. Enfin, les engagements mondiaux du Canada sont mis à l’épreuve dans ce domaine, puisque les ministres Benett et Lametti devraient adopter une législation qui permettrait la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Dans l’ensemble, le gouvernement semble reconnaître clairement ses limites en matière de politiques et de services justes et équitables et a défini des priorités politiques claires pour chacun des ministres nouvellement confirmés et/ou nommés afin de faire avancer ce travail.

Remarques finales

Dans l’ensemble, les dernières priorités politiques soulignées dans les lettres de mandat supplémentaires du gouvernement donnent peu de clarté au secteur canadien de la coopération internationale. Les messages de conservatisme fiscal et de nécessité sont en contradiction avec les ambitions de renforcer l’engagement mondial du Canada considérant que le budget d’aide publique au développement est historiquement bas.

Les lettres de mandat supplémentaires sont encourageantes par rapport l’économie verte, bien que l’agenda international doive encore être considérablement renforcé, ainsi que la diversité et l’inclusion, qui sont enfin abordées avec l’intentionnalité requise. Compte tenu des plans budgétaires incertains et probablement à court terme que le gouvernement offrira probablement au secteur et au Canada dans son ensemble au cours des prochains mois, Coopération Canada invite ses collègues et alliés du secteur à examiner l’impact inégal que la crise actuelle a eu sur la plupart des pays historiquement défavorisés, en particulier compte tenu de l’aggravation de la crise de la dette. Par ailleurs, nous invitons le secteur à plaider pour un engagement mondial du Canada qui reflète ses obligations nationales en matière de protection de l’environnement et de sociétés plus justes et plus équitables.

Lettre ouverte du groupe de travail sur l’Antiracisme

Lettre ouverte du groupe de travail sur l’Antiracisme

 

 

 

 

Cher-e-s collègues,

Nous espérons que votre 2021 a bien commencé. Le groupe consultatif sur la lutte contre le racisme, réuni par Coopération Canada, a finalisé le cadre de lutte contre le racisme pour notre secteur. Le groupe souhaite remercier tous ceux et toutes celles qui ont contribué à la version actuelle et invite toutes les organisations canadiennes travaillant dans le domaine de la coopération internationale à la signer. Pour plus d’informations sur le cadre et le processus de signature, veuillez consulter la lettre ouverte ci-dessous et les ressources ci-jointes.

***

 

Cher-e-s collègues, alliés et sympathisants du secteur canadien de la coopération internationale,

 

Nous vous remercions d’avoir participé à nos travaux au cours de l’année écoulée. Nous avons en effet uni nos efforts, nos expériences et nos idées, en vue d’envisager des possibilités d’action collective contre le racisme. En tant que praticiens de la coopération internationale, nous nous consacrons personnellement et professionnellement à faire avancer les mandats de nos organisations, à soutenir nos partenaires et à améliorer un secteur qui vise à contribuer à un monde plus sain, plus sûr, plus équitable et plus durable pour nous tous. Travaillant dans le contexte canadien, nous sommes également conscient-e-s des différentes formes de privilège et de responsabilité pour faire face aux méfaits des préjugés racistes, qui continuent d’exister dans les processus, les institutions et les systèmes internationaux.

À la suite d’une enquête menée auprès de ses 90 organisations membres, Coopération Canada a réuni un groupe consultatif à partir de l’été 2020. Depuis lors, ce groupe consultatif avait pour objectif de fournir une plateforme à partir de laquelle nos approches collectives de la lutte contre le racisme peuvent prendre forme. Nous nous sommes engagés dans ce travail en faisant preuve d’empathie, mais aussi en reconnaissant que notre secteur doit effectivement donner la priorité aux efforts délibérés de lutte contre le racisme. Sous l’impulsion du principe de l’action collective, nous avons défini un cadre pour les efforts de lutte contre le racisme du secteur de la coopération internationale du Canada qui reflète nos engagements institutionnels et guide la responsabilité de notre secteur dans ce travail. Nous avons convoqué de nombreux forums, en cherchant ensemble des solutions, en nous appuyant sur nos réseaux informels de spécialistes, en faisant appel aux conseils et aux réactions de nos collègues, ami-e-s et allié-e-s, tant au Canada que dans le monde.

Tout au long de ces processus de consultation, nous avons fait de notre mieux pour assurer des canaux de communication ouverts, permettant à chacun(e) de suggérer des améliorations pour le cadre. Nous avons participé à des réunions de coalition, appelé les participants à discuter en profondeur des questions qui peuvent mettre mal à l’aise, examiné nos privilèges personnels et notre capacité à opérer des changements positifs, et nous avons invité chacun-e d’entre nous à accepter les changements déstabilisants qui accompagnent tout changement réel. Ce processus est loin d’être terminé. Toutefois, après des mois d’écoute et d’apprentissage, nous sommes prêts à présenter la dernière version du cadre de lutte contre le racisme de notre secteur et à vous inviter à le signer.

Nous espérons qu’en vous engageant dans ce cadre, vous manifestez votre volonté d’apprendre, de travailler avec d’autres et d’investir dans la promotion de processus, de politiques, de systèmes et de discussions organisationnelles qui contribuent à un secteur plus antiraciste. Nous savons que notre secteur, guidé par les déclarations internationales des droits de la personne, les valeurs d’égalité, de justice, de solidarité et de durabilité, doit continuellement s’améliorer pour faire progresser la justice sociale et raciale. En tant que signataire, vous manifestez votre volonté de le faire. Les signataires contribueront à la collecte de données sur les efforts de lutte contre le racisme de notre secteur. Par ailleurs, les signataires feront partis de divers groupes de travail afin de favoriser l’apprentissage collectif, élaborer des outils et des politiques, accélérer les approches en matière de justice raciale et renforcer les capacités individuelles et institutionnelles de lutte contre le racisme.

Ce cadre n’est ni parfait, ni définitif, encore moins notre dernière étape. Toutefois, il fournira un terrain d’entente, des instruments d’orientation et un élan pour un secteur de la coopération internationale plus antiraciste. Nous vous invitons à signer le cadre, à tendre la main à d’autres pour qu’ils fassent de même et à vous engager avec nous pour aller de l’avant. Ce n’est que le début, et nous sommes impatients de commencer ce travail avec vous.

 

Solidairement,

Hugues Alla, Coopération Canada
Nancy Burrows, L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (l’AQOCI)
Marietou Diallo, Inter Pares
Jessica Ferne, le Partenariat canadien pour la santé des femmes et des enfants (CanSFE)
Rachel Logel Carmichael, Save the Children Canada
Odette McCarthy, Equitas
Gloria Novovic, Coopération Canada
Tiyahna Padmore, World Vision Canada
Aislynn Row, Coopération Canada
Maïka Sondarjee, l’Association canadienne d’études du développement international (ACEDI)
Simran Singh, CARE Canada
Musu Taylor-Lewis, the Canadian Foodgrains Bank
Unyime Abasi Odong, Coopération Canada

 

Prochaines étapes
Les signataires seront bientôt contactés pour en savoir plus sur ce qui est à venir et avec les instructions pour compiler une enquête de référence d’ici le 21 mars. Pour consulter les questions à l’avance, veuillez cliquer ici.

 

 

Signataires à partir du 5 février

La Politique de partenariat d’Affaires mondiales Canada avec les OSC – Ce qu’il faut savoir et pourquoi s’engager

La Politique de partenariat d’Affaires mondiales Canada avec les OSC – Ce qu’il faut savoir et pourquoi s’engager

 

Les objectifs ambitieux définis dans la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) du Canada ne peuvent être réalisés qu’en collaborant avec la société civile au niveau local et à international. 

Dans la ligne des Principes d’Istanbul et d’autres instruments tels que le Cadre international pour l’efficacité du développement des OSC et le Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement, le PAIF est renforcé par la Politique du Canada des partenariats avec la société civile pour l’aide internationale (la politique du partenariat avec les OSC). Cette politique élaborée avec la participation active de la société civile, précise les modalités de collaboration entre les acteurs de ladite société et Affaires Mondiales Canada (AMC), pour la mise en œuvre du PAIF; ce à travers neuf domaines d’action qui sont: 

  1. Renforcer le pouvoir des femmes et des filles, promouvoir l’égalité des genres et tendre la main aux plus pauvres, aux plus vulnérables et aux plus marginalisés en tant que moyens les plus efficaces pour réduire la pauvreté.
  2. Favoriser l’établissement d’un environnement favorable et sécuritaire pour la société civile.
  3. Protéger la vie et la dignité humaine
  4. Favoriser le leadership des OSC dans l’innovation
  5. Intégrer le rôle des OSC en tant qu’acteurs indépendants dans les programmes d’aide internationale
  6. Établir des mécanismes de financement plus prévisibles, équitables, souples et transparents
  7. Favoriser des approches multipartites à l’aide international
  8. Mobiliser les Canadiens en tant que citoyens du monde à l’aide internationale
  9. Promouvoir la durabilité, la transparence, la responsabilisation et les résultats

Objectifs de la politique – Implication des OSC

Les approches féministes de la PAIF basées sur les droits de la personne exigent des changements fondamentaux dans les structures, les politiques, les processus et les programmes des acteurs de la société civile qui travaillent avec AMC. La plupart de ces changements exige d’établir des priorités au niveau institutionnel et des ressources, comme nous l’ont appris les organisations de la société civile (OSC) participant au programme Voix et Leadership des Femmes. 

La prise en compte de facteurs en accord avec les normes de genre et les inégalités existantes d’une part, et d’autre part, la conception d’outils et de processus qui permettent de mettre en place des programmes plus en adéquation avec le genre, tant dans une logique de réponse que de transformation, est un défi sectoriel. Ce défi être relevé que grâce à la collaboration, à des consultations prévisibles et inclusives et à l’apprentissage continue entre divers partenaires. Pour soutenir ces efforts, AMC et la société civile canadienne ont élaboré une politique définissant les domaines pour une collaboration renforcée entre le gouvernement et la société civile. 

La politique du partenariat avec les OSC souligne la responsabilité qu’ont les acteurs de la société civile de consulter les groupes marginalisés, y compris les femmes et les filles, et de veiller à la prise en compte de leurs points de vue dans tous les domaines de la conception, de l’exécution et de l’évaluation des programmes. Plus précisément, les organisations sont invitées à utiliser des approches basées sur les droits de la personne et à institutionnaliser l’analyse comparative entre les sexes dans toute action menée. Par ailleurs, à la lumière de la politique Une approche féministe : l’égalité des genres dans l’action humanitaire, les OSC devraient collaborer avec les intervenants locaux/nationaux, en vue de renforcer la capacité organisationnelle et d’intervention des acteurs humanitaires locaux, ainsi que leur durabilité à long terme. 

Plan de mise en œuvre

Le niveau opérationnel de la politique du partenariat avec les OSC est défini par le Plan de mise en œuvre qui établit laction recommandée pour chacun des neuf domaines d’actions. Pour veiller à la réalisation de progrès dans l’atteinte des objectifs énoncés dans le plan de mise en œuvre, Affaires mondiales Canada et Coopération Canada ont constitué un groupe consultatif sur les partenariats avec les OSC (GCPO). Ce groupe est ouvert à tous les acteurs de la société civile à travers le Canada. Le secrétariat du groupe est assuré par deux co-responsables, dont l’un représente AMC et est rattaché au sous-ministre adjoint pour le Partenariat pour l’innovation dans le développement. Le groupe consultatif réunit des spécialistes du secteur, chacun des neuf domaines d’action ayant à la fois comme co-responsables des représentants des équipes de AMC et des OSC concernées, qui, en consultation avec des coalitions plus larges, formulent des recommandations pour la mise en œuvre des politiques. 

En 2018, le groupe consultatif a mené une enquête qui soulignait d’accorder la priorité à l’Objectif 1 (Renforcer le pouvoir des femmes et des filles, promouvoir l’égalité des genres); à l’Objectif 6 (Établir des mécanismes de financement plus prévisibles, équitables, souples et transparents); et à l’Objectif 8 (Mobiliser les Canadiens en tant que citoyens du monde). Le plan de mise en œuvre des autres objectifs a été approuvé en 2019, offrant un outil de politique aux OSC qui travaillent à la réalisation d’une série d’objectifs du PAIF. 

Lors des premières phases de la réponse à la COVID-19, qui prévoyait des consultations AMC  OSC sur les questions urgentes liées à la pandémie et à son impact sur le secteur, les activités du groupe consultatif ont été interrompues. Étant donné l’utilité des outils et des engagements décrits dans les plans de mise en œuvre pour les neuf domaines d’action, le groupe consultatif invite les OSC à le rejoindre pour améliorer l’efficacité de la collaboration entre AMC et les OSC. 

Prochaines étapes

Le groupe consultatif se réunira à nouveau en 2021 pour donner un aperçu du mandat du groupe et des progrès réalisés jusqu’à présent, et pour définir les domaines prioritaires pour 2021. Afin de soutenir une approche responsable et réalisable, le groupe consultatif produira également des rapports sur les progrès réalisés dans les neuf domaines d’action. 

Les organisations de la société civile canadienne sont invitées à s’engager autour du travail du groupe consultatif pour s’assurer que cette politique ambitieuse traduise efficacement dans les systèmes et processus institutionnels. Restez à l’écoute pour les sessions d’information et les mises à jour relatives à ce travail. 

Souhaitez-vous rejoindre le GCPO? Veuillez remplir ce formulaire pour exprimer votre intérêt.

UnyimeAbasi Odong, stagiaire en politique, Recherche, politique et pratique