3 points clés pour rendre votre organisation plus écologique : Le rôle des évaluations d’impact environnemental et des équipes vertes

3 points clés pour rendre votre organisation plus écologique : Le rôle des évaluations d’impact environnemental et des équipes vertes

Le 17 novembre, dans le cadre de son initiative d’écologisation des OSC, Coopération Canada a convoqué des organisations de la société civile pour examiner l’intersection des évaluations environnementales initiales, des équipes vertes et de l’amélioration des opérations et des programmes. Notre webinaire a exploré l’expérience de CARE Canada en matière d’évaluation de base de l’impact environnemental de ses opérations et programmes et le rôle de son équipe verte. Centré sur l’apprentissage et l’échange entre pairs, le webinaire a présenté les tenants et aboutissants de ces outils d’écologisation, les défis, succès et leçons apprises. Pour ceux et celles d’entre vous qui l’ont manqué, voici les points clés de cette discussion animée.  

 

1. Les évaluations initiales d’impact environnemental peuvent être effectuées par n’importe quelle organisation – petite, moyenne ou grande, quel que soit son budget. 

 

Bien que les évaluations initiales d’impact environnemental semblent compliquées et hors de portée pour certains dans le secteur, un simple suivi des dépenses de services publics, des déplacements et des habitudes sur le lieu de travail en ce qui concerne l’eau, les déchets et l’électricité, par exemple, sont des moyens concrets d’engager chacun d’entre nous vers la transition écologique et la neutralité carbone. Si ces activités ont un coût humain, puisqu’elles nécessitent du temps de la part du personnel, elles ne nécessitent pas le recours à des consultants coûteux. Les participants ont exprimé leur inquiétude quant à l’investissement initial nécessaire pour les rénovations. Pourtant, d’autres ont indiqué que commencer par des changements simples, obtenir l’adhésion des dirigeants et proposer des changements plus importants une fois l’évaluation terminée sont des points de départ essentiels pour la réussite, plutôt que de se concentrer sur les coûts comme un obstacle initial. Pour des méthodes simples afin de donner un coup de pouce à votre organisation, consultez notre répertoire d’outils et de ressources.    

 

2. Une équipe verte peut faire beaucoup de chemin – mais peut aller encore plus loin avec le soutien d’un leader.

 

Les organisations devraient rassembler les intérêts et les aspirations communs en matière d’écologisation, identifier de petits objectifs et utiliser l’expertise interne afin de gagner du terrain et de générer des résultats positifs durables. Pour de nombreux participants, les équipes vertes ont été créées de manière informelle et sur une base volontaire. Celles qui ont eu le plus de succès ont eu tendance à mettre en place des plans spécifiques. Certaines organisations ont noté qu’une fois que l’équipe verte avait pris un peu d’élan, les dirigeants étaient alors plus susceptibles dapporter leur soutien et, dans certains cas, les équipes vertes étaient officialisées au sein de structures de gouvernance. Pour certaines organisations, la présence de cadres supérieurs au sein de l’équipe verte a joué un rôle déterminant dans la réussite et la progression du programme. En résumé, une équipe verte est un point de départ important pour les organisations mais ne garantit pas toujours l’action ; l’adhésion des dirigeants est une force motrice indispensable pour obtenir des effets durables.   

 

3. L’écologisation nécessite une sensibilisation ciblée et un engagement actif du personnel pour des changements de comportement positifs.

 

 Les participants et les panélistes ont noté que le thème de l’écologisation et des opérations durables est souvent perçu différemment parmi le personnel, ainsi que d’un pays à l’autre. Dans certains cas, les participants ont indiqué que différents moyens de communication étaient nécessaires pour la sensibilisation, et que la communication destinée aux bureaux de pays d’intervention nécessitait des informations plus spécifiques au contexte et une prise de conscience des différents niveaux de capacités et de connaissances. Les participants ont également observé qu’une fois que les changements de comportement se produisaient, les efforts écologiques pouvaient facilement être officialisés en politiques et stratégies organisationnelles. La formalisation et les politiques seraient également utiles pour maintenir l’élan ainsi que pour assurer la responsabilité organisationnelle et persister à travers des défis tels que le roulement du personnel et la perte de savoir institutionnel qui en résulte. Le souhait d’un guide pratique pour l’écologisation des opérations et de la programmation a été exprimé.

 

La session d’apprentissage par les pairs de Coopération Canada « Une voie vers des OSC plus vertes »était la deuxième d’une série de sessions d’apprentissage par les pairs de l’initiative Écologisation des OSC. Restez à l’écoute pour plus d’opportunités et de ressources!  

 

Arianna Abdelnaiem, Assistante de recherche, Recherche, politique et pratique 

et 

Luiana TembaStagiaire de recherche, Recherche, politique et pratique 

3 prises de vue sur Foi et écologie dans le secteur de la coopération internationale au Canada

3 prises de vue sur Foi et écologie dans le secteur de la coopération internationale au Canada

 

Le 22 octobre, Coopération Canada a réuni des organisations de la société civile pour examiner les liens entre la foi et l’écologisation dans le cadre de son initiative Écologisation des OSC. Notre webinaire visait à explorer l’intersection des mandats fondés sur la foi et des opérations et programmes durables. Pour ceux d’entre vous qui l’ont manqué, voici nos extraits de cette discussion animée.  

 

1. La foi est établie comme étant une base pour l’action écologique/environnementale et sert de thème transversal dans le travail dorganisations religieuses 

 

L’action écologique et environnementale a été soulignée par les participants, qui ont fait référence aux approches des organisations fondées sur les enseignements chrétiens et islamiques. Les efforts liéà l‘écologisation sont liés aux concepts d’épanouissement, d’intendance, de nature partagée, à la notion d‘attention et de terre comme responsabilités sacrées, ainsi qu’à la réalisation que les droits humains sont étroitement liés avec la réalisation de justice écologique. Les événements et catastrophes récents ont souligné l’importance du rôle de la foi pour nous inciter à prendre soin de nous-mêmes et, surtout de ce qui nous entoure – l’environnement. 

 

2. Les communautés et les dirigeants religieux sont des agents de changement essentiels pour promouvoir l’action environnementale dans les pays partenaires. 

 

Travailler avec les communautés et les leaders religieux au niveau local pour l’action environnementale dans la programmation est essentiel pour renforcer les réponses communautaires ainsi que pour reconnaître les connaissances, les réseaux et les capacités locales. De même, l’utilisation de textereligieux peut également permettre un changement dans les récits et les attitudes à l’égard de notre rôle dans la protection de l’environnement et des plus vulnérables.    

 

3. Il existe de possibilités d’étroite collaboration entre les communautés laïques et religieuses pour promouvoir des actions sur le changement climatique et l’environnement par des efforts de sensibilisation et d’engagement du public.   

 

Alors que Coopération Canada a examiné les questions de plaidoyer, de communication et de politique dans ses recherches, l’approche religieuse des opérations durables dont témoignent le sondage, les résultats des entretiens et les discussions du webinaire laissent entrevoir des perspectives de collaboration accrue entre les organisations religieuses et laïques. Cela justifie une exploration plus approfondie. La collaboration entre les récits inspirés par la foi et les valeurs, ainsi que l’accent historique mis par le secteur sur les engagements et la responsabilité du gouvernement et des personnes, peuvent générer un changement positif et durable.  

La session d’apprentissage par les pairs de Coopération Canada sur la foi et l’écologisation a été le premier d’une série de moments de rassemblement pour l’initiative Écologisation des OSC. Restez à l’écoute pour les prochaines sessions sur les évaluations environnementales organisationnelles, l’intersectionnalité et plus encore. 

 

 Arianna Abdelnaiem 

Assistante de recherche, Recherche, politique et pratique 

Disparaître ou survivre? Atouts du soutien aux ressources locales

Disparaître ou survivre? Atouts du soutien aux ressources locales

Les mesures de confinement associées à la covid-19, notamment l’interruption des déplacements internationaux et la distanciation sociale, ont eu une incidence sur le secteur de la coopération internationale, particulièrement sur les activités qui font intervenir des missions de recherche et de consultation dans les pays visés par l’aide étrangère. Les organismes non gouvernementaux (ONG) internationaux sont devenus encore plus dépendants du personnel posté à l’étranger et de leurs partenaires, endossant la charge de minimiser les interruptions d’activités dans un environnement souffrant déjà d’un sous-financement chronique.  

Face à ces obstacles apparents, tous les acteurs concernés – Affaires mondiales Canada, les grands ONG et les experts du développement – ont commencé à étudier de près une priorité mondiale traitée vaguement depuis 25 ans : la localisation. Ce processus transformationnel vise à reconnaître et respecter les capacités locales et nationales sur le plan humanitaire et du leadership, et d’investir dans ces capacités, afin de mieux répondre aux besoins des communautés touchées par une crise. Le recours aux ressources locales a des répercussions normatives et opérationnelles. Pour dégager des orientations possibles, Coopération Canada a réuni un groupe diversifié d’invités qui ont débattu le 14 octobreVoilà quelques reflections après cette discussion inestimable.  

 

La localisation en tant qu’objectif clé de gouvernance à l’échelle mondiale 

La localisation en tant qu’objectif mondial n’est pas nouveau. Au tournant du siècle, des discussions à l’échelle mondiale sur l‘avenir de la coopération internationale, menées par l’Organisation de coopération et de développement économiques, la Banque mondiale et l’Organisation des Nations unies, ont reconnu l’importance d’abandonner les pratiques ethnocentriques et impérialistes en vertu desquelles des bailleurs de fonds et des experts de l’hémisphère Nord imposaient des solutions discutables à des pays ou à des communautés depuis longtemps désavantagés et dépendant de l’aide des bailleurs de fonds. Le renforcement des capacités locales, des solutions éclairées par le contexte et la titularisation nationale et locale des projets de coopération internationale exigent tous un transfert des pouvoirs vers les communautés que nous nous employons à aider. Cela nécessite une collaboration équitable tout au long du cycle du programme, que ce soit au moment d’établir les modes de suivi et de réalisation, d’évaluer, de concevoir les activités, de les mettre en œuvre, d’en faire le suivi et de les évaluer.  

Le recours aux ressources locales est bien mis en évidence dans le « modèle de partenariat durable » établi par l’OCDE en 1996 et énoncé dans le rapport intitulé Le rôle de la coopération pour le développement à l’aube du XXIème siècle de même que dans les Objectifs du millénaire pour le développement et le Cadre de développement intégré mis au point en 1999 par la Banque mondiale. AuCanada, l’énoncé de politique de l’Agence canadienne de développement international de 2002 intitulé Le Canada contribue à un monde meilleur qualifie le recours aux ressources locales d’objectif déterminant pour assurer l’efficacité de l’aide internationale. Plus récemment, cette modalité a dominé les document cadres internationaux dont celui du « grand compromis » (Great Bargain) du Sommet mondial sur l’action humanitaire de 2016 et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 

 

Un objectif abordé vaguement  

En dépit de la grande pertinence des politiques par rapport aux paramètres de gouvernance mondiale, le recours aux ressources locales en tant que moyen de transférer la dynamique des pouvoirs vers les acteurs et partenaires locaux demeure très évasif.  

Le Programme à l’horizon 2030 et ses principes ont intensifié la réforme des Nations unies grâce à l’établissement de bureaux de coordinateurs résidents et à la transition vers des cadres de coopération nationaux qui devraient s’inspirer des priorités nationales en matière de développement et intégrer les travaux des agences onusiennes. Certaines de ces agences qui comptent une grande proportion de personnel posté au siège social, comme c’est le cas pour le Programme des Nations unies pour le développement, doivent relever le défi de transférer le personnel et l’expertise vers des lieux d’affectation régionaux ou locaux. Globalement, les agences onusiennes sont de plus en plus jugées en fonction de leur aptitude à « développer les capacités nationales » (surtout celles des gouvernements nationaux) bien que ce que cela demeure vague.  

Les ONG internationaux doivent, quant à eux, renforcer la capacité des acteurs de la société civile. Or les investissements à cet égard sont encore moins nombreux du fait que les cadres de coopération internationale limitent à 12 % (7 % dans la plupart des contextes humanitaires) les investissements consacrés aux frais généraux et au renforcement institutionnel. Pour se conformer à cette exigence, des organismes tels que ActionAid et Oxfam ont toutefois déplacé leur siège social de Londres, au Royaume-Uni, vers Nairobi, au Kenya. D’autres, tels que Vision Mondiale et Plan International, opèrent dorénavant une planification des programmes plutôt que des projets en appliquant des théories du changement qui reflètent la durabilité et le recours aux ressources locales.  

 

Un mouvement transformateur de la coopération internationale 

La stratégie qui consiste à déplacer les secrétariats et les instances décisionnelles vers l’hémisphère Sud et l’importance accordée au développement des capacités est sans conteste bien intentionnée. Cela dit, comme l’a avancé Audre Lorde, [traduction] « les anciens modèles, judicieusement arrangés et maquillés pour faire croire à un progrès, nous condamnent à répéter encore et encore les anciens modes de transaction »1. 

Comme le prétend un rapport collaboratif qui recueille le point de vue de plus de 350 ONG, agences onusiennes, bailleurs de fonds, sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge le recours aux ressources locales exige un transfert réel des structures de pouvoir et des modalités de partenariat, l’accès aux processus décisionnels et la reconceptualisation de la coopération internationale en fonction d’initiatives menées par les communautés. Ce rapport sur l’état de préparation aux désastres et aux situations d’urgence expose sept dimensions du recours aux ressources locales : le financement, les partenariats, la capacité, la participation, la coordination, la visibilité et les politiques.  

La pression exercée par la covid-19 en faveur du recours aux ressources locales devrait inciter les acteurs de la coopération internationale à revoir leurs façons de travailler et à réfléchir aux préjugés androcentriques, racistes et ethnocentriques qui influencent la structuration du travail. Le recours aux ressources locales doit faire intervenir un questionnement sur le legs colonial du secteur de l’aide internationale qui souffre depuis longtemps du complexe du sauveur blanc. Ce questionnement est nécessaire pour que la discussion soit constructive.  

 

Considérations importantes 

Des progrès importants ont été accomplis en vue d’opérationnaliser les objectifs de la politique en matière de recours aux ressources locales. De récents articles publiés sur le blogue From poverty to Power procèdent d’une réflexion orientée sur les solutions et représentent le recours aux ressources locales comme un spectre plutôt que comme une caractéristique binaire de l’aide internationale. L’un des articles aborde un rapport influant et avance des recommandations : consolider les structures de la société civile (en plus d’investir dans les organismes proprement dits), donner suffisamment de latitude aux agences locales pour assurer la souplesse des programmes et des mécanismes financiers, tout en évitant le piège de glorifier les partenaires locaux ou de les priver des ressources que le personnel international devrait recevoir. Le Fonds Égalité, la plateforme collaborative canadienne pour le renforcement et le soutien des mouvements féministes, a colligé les pratiques exemplaires du financement qui respecte les principes féministes du recours aux ressources locales dont la confiance, les approches décolonialisées et l’appropriation du pouvoir d’agir par les acteurs locaux. 

Les différents rapports sur le sujet se réduisent essentiellement à ceci :  

  1. la réalisation conjointe des programmes tout au long du cycle, depuis l’établissement des priorités et jusqu’à la finalisation,  
  2. la transparence et la redevabilité attribuées en propre aux communautés,  
  3. des modalités de financement souples et à longue échéance pour les acteurs locaux,  
  4. une stratégie de retrait des partenaires internationaux clairement communiquée.  

Sans surprise, plusieurs préalables du recours aux ressources locales sont du ressort des agences distribuant les fonds. Le plus récent article de Duncan Geen sur l’importance du recours aux ressources locales dans les activités de revendication précise dans quelle mesure cette modalité doit s’enraciner dans l’identification concrète des priorités, l’évaluation et la conception des programmes, ce qui peut paraître ardu quand on élabore une proposition de financement. Un document de synthèse du GatesInstitute développe davantage cette idée.  

L’utilité de ces ressources réside dans leur représentation du recours aux ressources locales en tant que processus continu et participatif, lequel opère fréquemment une transition entre la titularité conjointe et la titularité en propre pour minimiser les risques et combler le vide entre les capacités perçues et réelles des bailleurs de fonds et des acteurs locaux. Les initiatives qui permettent d’élaborer les priorités dans un processus collaboratif n’est cependant pas une idée nouvelle. Par exemple, l’organisme d’activisme féministe Mama Cash revendique haut et fort l’octroi de subventions participatif, cela depuis bien avant la pandémie.  

La défunte initiative Think Tank du Centre de recherche pour le développement international du Canada est une illustration concrète du recours aux ressources locales rendu possible. Le ressources mises à contribution font rapport sur l’investissement dans la durabilité des structures organisationnelles et dans les environnements plus généraux de la société civile.  

Les organismes non gouvernementaux internationaux proposent aussi des cadres d’orientation utiles. Oxfam a adopté une approche féministe en matière de recours aux ressources locales et Care a fait part de certaines pratiques exemplaires. En général, le recours aux ressources locales a été une priorité pour les organismes du secteur humanitaire dont le Comité permanent interorganisations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Le Groupe de travail sur la localisation et le « grand compromis » et le Conseil international des agences bénévoles ont tous deux recensé des ressources précieuses pour le travail dans ce domaine.  

Le recours aux ressources locales est de plus en plus cité en tant que préalable à la mise en œuvre des cadres du développement, en particulier lorsqu’ils traitent de gouvernance et de décentralisation2. On considère aussi que c’est l’un des plus grands obstacles à la concrétisation des Objectifs du millénaire pour le développement, raison pour laquelle il constitue un élément crucial de la réalisation des objectifs de développement durable. De plus en plus, on le perçoit comme un processus non linéaire et non hiérarchique. La transition vers le recours aux ressources locales devient donc graduellement plus inclusive dans sa conception 

 

Points à retenir 

Dans son sens le plus large, le recours aux ressources locales suppose une transformation fondamentale des mécanismes de coopération internationale. Bien que sa complexité ne puisse être surestimée, l’un des ingrédients essentiels est un financement souple et prévisible directement destiné aux acteurs locaux assuré par une conception souple des programmes et l’établissement de priorités en collaboration. Sur le plan des bailleurs de fonds, il implique de focaliser sur le renforcement des capacités des acteurs locaux et des processus plutôt que sur les résultats de la prestation des services assurée par les partenaires locaux. Des relations inclusives fondées sur la confiance entre les bailleurs de fonds et les partenaires locaux sont essentielles; c’est à ce niveau qu’il importe de promouvoir la transition du respect des exigences vers la redevabilité. L’amendement de règlements dépassés, tels que les règles canadiennes en matière de direction et de contrôle, qui dessert l’estime des partenaires par les organismes caritatifs, serait un pas dans la bonne direction.  

Pour que les activités soient dirigées localement, il faut susciter un dialogue continu et équitable et se concentrer sur la contribution plutôt que sur l’attribution. Alors que les organismes non gouvernementaux internationaux peuvent et devraient mener de tels efforts, l’adoption plus universelle de ces principes exigent que les bailleurs de fonds mettent en place des structures claires qui rendent possibles et réclament le recours aux ressources locales chez leurs partenaires, surtout ceux de l’hémisphère Nord.  

 

1 Audre Lorde, « Age, Race, Class, and Sex: Women Redefining Differences, » dans Sister Outsider: Essays and Speeches (Freedom : Crossing Press, 1984), 114-123, 123.

 

2 Projets de décentralisation qui font intervenir la délégation des pouvoirs des autorités centrales, plus particulièrement ceux portant sur les filets de protection sociale, vers des autorités régionales et locales dans l’intention de renforcer la redevabilité, la participation civique et les politiques sur la sécurité sociale centrées sur la population. Le Kenya constitue un bon exemple.
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Top 5 des certifications de construction écologique pour les OSC

Vous envisagez de verdir votre bâtiment ? Voici notre Top 5 des certifications de notre répertoire !

 

Pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) du Programme des Nations Unies à l’horizon 2030, il faut intégrer les considérations environnementales et climatiques dans nos opérations quotidiennes. En particulier, les bâtiments écologiques et les rénovations de bureaux peuvent offrir aux organisations de la société civile (OSC) la possibilité d’aller au-delà des dimensions sociales et économiques du développement durable. Les bâtiments et les bureaux verts contribuent de manière significative à la réalisation de plus de la moitié des ODD, ce qui en fait un domaine d’importance significative. Non seulement les bâtiments et les bureaux écologiques profitent à la planète en améliorant la santé et le bien-être des travailleurs, en réduisant les émissions et en créant des infrastructures résilientes au climat, mais ils permettent également aux propriétaires et aux employeurs de rester compétitifs sur le marché du travail en augmentant la valeur des propriétés. De plus, alors que la COVID-19 a forcé les organisations à travailler principalement à domicile, une opportunité unique se présente pour les OSC d’acquérir une certification en bâtiment écologique alors que moins de personnes occupent les lieux de travail.     

 

Dans le cadre de la rénovation et des bâtiments écologiques, nous avons mis en évidence 5 certifications qui pourraient répondre à vos besoins organisationnels !  

 

 

  1. Accessible aux petits budgets : BOMA BEST Immeubles Écoresponsables 

 

Niveau d’effort : 2 sur 5

Le programme BOMA BEST Immeubles Écoresponsables promeut la durabilité au sein d’une organisation, tout en facilitant le suivi et la production de rapports sur la performance environnementale. Cette certification est obtenue par un processus en quatre étapes – élaborer des politiques, créer des buts et des objectifs, élaborer et mettre en œuvre des programmes, et enfin demander la certification. C’est une excellente option pour les membres de Coopération Canada avec des budgets plus petits.  

Coût et échéancier : les prix sont basés sur le nombre d’employés dans vos organisations et varient de 500 CAD à 1 900 CAD par année. Le processus de certification prend généralement 6 mois.

Détails

+      Faible coût annuel 

+      le classement est reconnu comme à peu près équivalent à la certification la plus utilisée (LEED) 

+      la demande peut être remplie en ligne par un gestionnaire des installations 

+      fournir des exemples sur lesquels les organisations peuvent s’appuyer pour chaque domaine de développement 

+      bilingue 

  

      exige que les organisations fixent des objectifs et des cibles pour les programmes à l’interne, ce qui pourrait compliquer les choses pour les organisations qui cherchent une voie plus guidée 

2. Auto-évaluation en ligne pour les locataires: Green Globes Canada – Intérieurs Durables

Niveau d’effort : 2 sur 5 

Le système Green Globes est un programme d’évaluation, d’orientation et de certification verte qui peut être complété en ligne grâce à un questionnaire. Cette approche est spécialement conçue pour les projets d’amélioration par les locataires, les aménagements et les rénovations. Contrairement à d’autres certifications, ce système permet aux propriétaires d’immeubles et aux locataires individuels d’espaces commerciaux et institutionnels d’améliorer leur espace de travail grâce à la décoration intérieure. Pour les membres de Coopération Canada qui ne sont pas propriétaires de leurs bâtiments, cela peut être une excellente option.  

Coût et échéancier : les prix sont basés sur la surface de plancher brute et varient de 8 000 CAD à 20 000+ CAD pour plus de 100 000 pi2. Le processus de certification prend généralement entre 4 et 6 mois.

Détails

+      flexibilité pour adapter le projet aux situations uniques des organisations, ainsi qu’aux différents itinéraires* 

+      coût moindre associé à l’auto-évaluation  

+      réduction des coûts d’exploitation 

+      admissible à des incitatifs fiscaux et à des remises sur des services publics 

+      attirer et retenir les employés 

      coûts supplémentaires tels que les frais de déplacement de l’évaluateur et les coûts de complexité (bâtiments nécessitant un examen supplémentaire de la modélisation énergétique)  

      site internet uniquement en anglais 

*voir site internet pur des options de certifications supplémentaires 

3. Conseils professionnels: LEED – Intérieurs Commerciaux

Niveau d’effort : 3 sur 5 

Le Leadership in Energy and Environmental Design est le système de certification de notation le plus connu et reconnu créé principalement pour le marché de l’amélioration locatif. Ce système permet aux locataires et aux concepteurs de faire des choix durables dans des situations où les opérations de l’ensemble du bâtiment n’est pas de leur ressort. Cette option est idéale pour les membres de Coopération Canada qui ont des budgets plus importants et qui veulent davantage de conseils.

Coût et échéancier : les prix sont basés sur la surface de plancher brute et varient de 1 500 CAD à 34 000 CAD. La certification prend généralement entre 2 et 4 mois.

Détails

+      système de certification le plus reconnu 

+      des professionnels LEED disponibles pour vous conseiller sur votre projet 

+      l’organisation dirigeante prend en compte les commentaires pour améliorer le système 

+      bilingue 

      coûteux 

      pas un système flexible qui peut être adapté aux besoins organisationnels uniques 

4. Mettre l’accent sur le bien-être humain et la santé: Le WELL Building Standard 

Niveau d’effort : 3 sur 5 

Contrairement à d’autres certifications de bâtiments écologiques, le WELL Building Standard se concentre principalement sur l’impact de l’environnement bâti sur la santé et le bien-être humains. Ce système basé sur la performance mesure, certifie et surveille les attributs du bâtiment qui affectent la santé, y compris l’air, l’eau, la nourriture, la lumière, la forme physique, le confort et l’esprit. Cette option est idéale pour les membres de Coopération Canada qui veulent se concentrer sur la santé de leurs employés en intégrant le mieux-être dans leurs efforts d’écologisation.  

Coût et calendrier : les prix sont basés sur la surface de plancher brute et commencent à 8,000 USD. Une nouvelle certification est requise tous les 3 ans pour maintenir le statut de certification. La certification prend généralement environ 8 mois.

Détails

+      générateur d’un échéancier et calculateur de prix disponibles 

+      35% de réduction pour les organismes à but non lucratif et les organismes de bienfaisance 

+      met l’accent sur la santé humaine et le bien-être par rapport à l’environnement bâti 

+      la re-certification garantit que les normes de santé et de bien-être sont maintenues en permanence 

+      bilingue 

  

      certification tous les 3 ans pour maintenir le statut de certification à un coût supplémentaire 

  

5. Pour les aspirants écologistes ambitieux: la certification Living Building Challenge  

Niveau d’effort : 5 sur 5

L’objectif du Living Building Challenge est d’aller au-delà « d’être meilleur », vers un environnement bâti régénératif. Au lieu d’un système basé sur des points, ce système de certification évalue les bâtiments en fonction des zones de performances, qui sont ensuite divisées en impératifs. Les bâtiments doivent répondre à plusieurs impératifs requis pour obtenir la certification. Cette certification est idéale pour les membres de CC qui construisent de nouveaux bâtiments et qui souhaitent s’engager dans une infrastructure régénérative.    

Coût et calendrier : les prix sont basés sur la surface de plancher brute et vont de 4 900 USD à 20 000 USD pour les grands bâtiments. La certification nécessite un minimum de 12 mois d’exploitation afin d’évaluer la performance réelle du bâtiment. 

Détails

+      des objectifs ambitieux qui vont au-delà des autres certifications pour être régénératifs 

+      prend en compte la santé humaine et l’équité lors de la construction 

+      voies supplémentaires disponibles-Certification Zéro Carbone et Certification Zéro Énergie 

+      bilingue 

  

      plus difficile pour la rénovation, car les matériaux de construction sont pris en compte dans les domaines de performance 

      le contenu est très avancé, il peut donc être difficile à réaliser 

  

Les certifications de bâtiments écologiques et de rénovation sont devenues de plus en plus accessibles pour tous les types d’organisations, y compris les OSC. Notre secteur pourrait maintenant bénéficier de telles opportunités tout en faisant sa part dans la réalisation des ODD et, plus important encore, dans l’écologisation de leurs lieux de travail, de leurs opérations et de leurs programmes. Nous espérons que la liste ci-dessus vous fournira, ainsi qu’à votre organisation, des précisions pour vos futurs projets de certification des bâtiments écologiques.   

 

 

Consultez le répertoire complet d’outils et de ressources de Coopération Canada.

Déclaration de Coopération Canada sur les allégations concernant les opérations de WE Charity au Kenya

19 octobre 2020 – Ottawa, ON – Au cours des six derniers mois, le secteur de la coopération internationale du Canada a observé avec inquiétude l’évolution de la couverture médiatique et des enquêtes concernant l’organisme WE Charity et ses organisations connexes. Dans son ensemble, le secteur s’est abstenu de toute déclaration qui pourrait interférer avec les enquêtes en cours sur un organisme de bienfaisance dont les opérations internes restent inconnues de la plupart. 

Nous avons pris ce temps pour nous interroger concernant les multiples effets des asymétries de pouvoir, réfléchir aux améliorations potentielles de nos modèles de gouvernance et de partenariat et engager un dialogue transparent et tourné vers l’avenir avec le public canadien. Le Code d’éthique de Coopération Canada, qui compte plus de 90 organisations signataires, est une ressource clef qui guide les conversations sur la responsabilité et les fondements normatifs de notre secteur. Par le biais de ce code d’éthique, les membres de Coopération Canada s’engagent publiquement à respecter des principes fondamentaux, notamment la transparence organisationnelle, la redevabilité et l’intégrité. Ils s’engagent à prévenir et à éviter les conflits d’intérêts, à se conformer aux lois locales et à gérer les fonds de manière appropriée et responsable. 

Coopération Canada coordonne également le Centre canadien d’expertise sur la prévention de l’exploitation et des abus sexuels, Digna, et travaille à la mise en place de structures pour un programme antiraciste pan-sectoriel. Nous facilitons également les discussions stratégiques sur les moyens d’améliorer la durabilité et l’appropriation des initiatives de coopération internationale et d’améliorer la législation nationale obsolète, datant des années 1950, qui encadre le secteur caritatif. 

« Les histoires récentes concernant les opérations de WE Charity et ses organisations affiliées au Kenya sont profondément préoccupantes et ne sont aucunement représentatives du fonctionnement typique des organisations humanitaires et de développement international », a déclaré Nicolas Moyer, PDG de Coopération Canada.

Les nombreuses histoires qui tourbillonnent autour des organisations WE soulignent également l’importance de structures et de pratiques transparentes pour les organisations de la société civile, et la valeur des cadres sectoriels et de communautés de pratique pour faire progresser les meilleures pratiques en matière de redevabilité et de gouvernance. 

WE Charity est restée, pour l’essentiel, en dehors des plates-formes collectives du secteur canadien de la coopération internationale. L’organisme de bienfaisance ne fait pas partie des quatre-vingt-onze membres de Coopération Canada, n’a pas signé le code d’éthique susmentionné et est la seule grande organisation canadienne de développement international autoproclamée qui ne fait partie d’aucun des groupes nationaux de coordination et de consultation du secteur. Cet organisme ne fait pas non plus partie de nos engagements conjoints, de nos campagnes de plaidoyer, de nos groupes de suivi des politiques ou de nos cadres de responsabilisation. Sans ces interactions qui permettent le partage de bonnes pratiques et une communication transparente, nous sommes incapables de comprendre pleinement les processus opérationnels des organisations WE. Pourtant, les histoires qui tourbillonnent autour de ces organisations ont un impact réel sur la confiance du public envers les autres qui travaillent à l’échelle mondiale pour un monde meilleur, plus juste et plus équitable. 

Les organisations de coopération internationale opèrent dans différents contextes partout au monde, souvent dans des circonstances complexes et difficiles, travaillant pour faire avancer la santé, les droits de la personne, l’égalité des sexes, l’éducation, la protection des réfugiés, la sécurité alimentaire et la nutrition, l’adaptation aux changements climatiques, et bien d’autres programmes Indépendamment de leurs priorités de programme respectives, tous nos membres conviendraient que notre capital institutionnel commun principal est la confiance du public. Sans confiance, nous sommes incapables d’accomplir notre travail essentiel, de former des partenariats équitables, de collaborer avec les communautés, les gouvernements et les acteurs du secteur privé, ou de mobiliser des ressources pour l’aide internationale. Pour protéger cette confiance, nos organisations font systématiquement preuve de prudence pour éviter des structures financières inutilement complexes et des situations, réelles et perçues, de conflits d’intérêts. Assurer la transparence de nos efforts et entretenir des relations fondées sur la confiance a été et reste une priorité absolue du secteur. 

Tenu part leur obligation de reddition de comptes, les organisations du secteur de la coopération internationale sont soumises aux règlements de l’Agence du revenu du Canada et des autorités réglementaires de toutes les juridictions où elles opèrent, aux exigences de leurs bailleurs de fonds, comme Affaires mondiales Canada, ainsi qu’à celles des fédérations et des réseaux auxquels beaucoup appartiennent. Ces approches sont appuyés par des mécanismes de plainte et des processus d’audit auxquels les organisations sont soumises.  

Bien que l’engagement du secteur privé demeure une partie importante du travail de développement communautaire, les collaborations avec des organisations du secteur privé doivent soutenir des fins caritatives. Les organisations caritatives ne peuvent pas servir à soutenir les objectifs des entreprises privées et des mécanismes législatifs et réglementaires rigoureux sont en place pour s’en assurer. 

Coopération Canada prend au sérieux toute allégation de pratiques contraires à l’éthique dans notre secteur et condamne toute violation de la confiance du public et de la législation internationale ou nationale sur les activités de bienfaisance. Nous continuerons à soutenir la coordination sectorielle autour des pratiques éthiques et des structures de gouvernance, offrirons des plates-formes de partage des bonnes pratiques dans ce domaine et soutiendrons nos membres à s’engager dans des dialogues équitables et transparents avec les parties prenantes du secteur, les partenaires nationaux et internationaux, les communautés que nous nous efforçons de servir et le public canadien. 

Coopération Canada invite toutes les organisations canadiennes œuvrant dans le domaine du développement international et de l’aide humanitaire à se joindre à nos membres pour faire progresser les objectifs communs et les meilleures pratiques alors que nous cherchons tous à contribuer à un monde meilleur, plus juste et inclusif pour tous. 

Questions des médias
Kat Guerin
Gestionaire des communications
Cooperation Canada
[email protected] | 613-222-3009 

Appel de candidatures en cours pour les prix de Coopération Canada 2020

Appel de candidatures en cours pour les prix de Coopération Canada 2020

The call for nominations is now open for The Karen Takacs Award for Women’s Leadership in International Development and the Innovation and Impact Awards for 2020.

The Karen Takacs Award is presented annually to an individual who has notably, by virtue of working collaboratively, made a difference in the lives of women globally. The award honours outstanding collaborative leadership and commitment to promoting women’s equality.

Cooperation Canada and the World University Service of Canada (WUSC), in collaboration with the trustees of the Lewis Perinbam Award, jointly present the Innovation and Impact Awards, which recognize Canadian individuals and civil society organizations that are doing impactful and innovative work.

Learn more about the awards:

 

Nominations will be accepted until end of day, November 13.

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