MHN 2024 – Entretien avec Carelle Mang-Benza

MHN 2024 – Entretien avec Carelle Mang-Benza

Entretien avec Carelle Mang-Benza, responsable des politiques à Coopération Canada

 

1. Pourquoi avez-vous décidé de travailler dans le domaine de la coopération internationale et quels ont été les points forts de votre carrière ?  

Lorsque j’ai travaillé pour la première fois avec un donateur bilatéral, il y a de nombreuses années, j’étais plus intéressée par le sujet (la politique environnementale) que par le secteur de la coopération internationale. J’ai progressivement découvert, apprécié et critiqué le secteur, en passant de la coopération bilatérale à la coopération multilatérale. 

Tout ce que je considère comme un point fort de ma carrière est lié aux expériences humaines vécues dans et avec les pays où les programmes sont mis en œuvre : cette conversation avec une adolescente victime d’abus sexuels dans un camp de personnes déplacées ; ce garçon de 10 ans qui a fait part des observations de sa grand-mère sur les variations climatiques au cours de sa vie ; cet agriculteur chevronné qui a trouvé l’audace de partager son expérience en matière de gestion des terres devant les experts en agriculture ; ce collègue de l’ONU dont le manque de financement du programme a été résolu par la communauté locale et ses parents de la diaspora ; et tant d’autres encore… 

 

2. Quelles sont les expériences qui ont influencé votre carrière en tant que personne noire dans le secteur de la coopération internationale ?  

Les expériences susmentionnées ont façonné mes opinions professionnelles en tant que personne. Elles ont probablement trouvé un écho en moi parce que, en tant que femme noire, je peux voir des comportements à caractère raciste, entendre des propos chargés de préjugés et ressentir lorsque des personnes affirment leur pouvoir d’une certaine manière. Je dois dire que j’ai été tout autant influencée (et irritée) par les comportements autodestructeurs et les propos autovictimisants. 

 

3. Quels sont vos espoirs pour l’avenir et quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent travailler dans le domaine de la coopération internationale ?  

J’espère que le programme de transfert de pouvoir, souvent appelé localisation, prendra de l’ampleur et transformera les pratiques de la coopération internationale. Celles et ceux qui souhaitent travailler dans ce secteur devraient être à l’aise non pas avec le présent du secteur, mais plutôt avec un avenir où le pouvoir et l’autorité seront répartis plus équitablement. 

 

Carelle Mang-Benza

Carelle Mang-Benza

Responsable des politiques
La prospective stratégique dans la coopération internationale : Six raisons pour lesquelles vous et votre organisation devriez l’adopter

La prospective stratégique dans la coopération internationale : Six raisons pour lesquelles vous et votre organisation devriez l’adopter

Il est de notoriété publique que le rythme des changements dans notre monde accélère rapidement, n’est-ce pas ? Chaque jour apporte son lot de nouveaux défis, et maintenant plus que jamais, les sphères environnementales, politiques, sociales, économiques et technologiques sont profondément interconnectées. Une crise qui éclate dans un coin du globe peut rapidement en affecter un autre, tissant un réseau complexe de problèmes interdépendants qui demandent notre attention immédiate. Dans un tel environnement dynamique, les organisations ne peuvent se permettre de simplement réagir, en particulier les organisations de la société civile (OSC), qui se retrouvent de plus en plus à la pointe du changement. 

Pour rester efficaces et pertinents, les OSC doivent adopter une attitude proactive qui leur permet non seulement d’identifier les tendances émergentes, mais aussi d’en prévoir les répercussions et de s’adapter rapidement. 

La prévoyance stratégique pourrait être la réponse. Elle offre une approche systématique pour explorer les développements futurs potentiels et leur impact sur la prise de décision actuelle. Dans ce billet, nous explorons pourquoi les OSC devraient adopter la prévoyance stratégique comme un outil crucial pour la planification stratégique et la prise de décision, en détaillant sept avantages clés de le faire. 

 

Identifier les tendances émergentes et les moteurs du changement 

La prévoyance stratégique implique de scruter attentivement l’horizon à la recherche de problèmes et de tendances émergents. À mesure que les OSC deviennent adeptes de l’identification, du suivi et de l’analyse de ces schémas naissants et des changements dans divers secteurs, elles renforcent leur capacité à adapter leurs stratégies et à rester en tête de leur jeu. 

 

Développer un plaidoyer personnalisé 

Une fois que les OSC anticipent les répercussions potentielles des tendances émergentes dans leurs domaines spécifiques d’intérêt, elles peuvent ajuster leurs stratégies de plaidoyer en conséquence. Elles sont également mieux placées pour s’engager dans un plaidoyer politique fondé sur des preuves, conduisant à la création de politiques plus durables et inclusives. 

 

Formuler des réponses et des interventions flexibles 

La capacité à formuler des réponses flexibles aux circonstances qui changent rapidement est une marque des OSC proactives. En envisageant préventivement des scénarios et des obstacles plausibles, ces organisations peuvent s’assurer que les ressources sont mobilisées de manière proactive et allouées efficacement pour relever de nouveaux défis. 

 

S’engager dans l’innovation et l’expérimentation 

Les OSC ne devraient pas hésiter à embrasser la nouveauté et l’expérimentation. La prévoyance stratégique équipe les OSC pour construire des scénarios alternatifs sur les changements futurs possibles et concevoir des stratégies prospectives pour faire avancer ou reformuler leurs objectifs dans une large gamme de circonstances possibles. Envisager l’avenir et explorer des solutions innovantes leur permet de tester des eaux inexplorées, de s’adapter à des situations changeantes et de provoquer un changement transformateur dans leurs domaines. 

 

Renforcer la crédibilité et la confiance 

En devenant des pionniers proactifs capables d’anticiper les défis et de concevoir des solutions innovantes, les OSC renforcent leur crédibilité et leur réputation auprès des parties prenantes, des bienfaiteurs et des bénéficiaires. Cette confiance accroît la crédibilité et la réputation de ces organisations. 

 

Assurer une viabilité à long terme 

La prévoyance stratégique aide à éviter les mauvaises décisions basées sur des hypothèses non remises en question sur l’avenir. La pratique de la prévoyance permet de repérer plus tôt de nouveaux défis, afin de ne pas être pris au dépourvu, et de percevoir un univers plus large d’opportunités positives. Les OSC sont mieux équipées pour renforcer leur endurance organisationnelle et leur viabilité à long terme en évaluant constamment la pertinence et l’efficacité de leurs stratégies et initiatives. 

En conclusion, l’adoption de la prévoyance stratégique permet aux OSC de façonner de manière proactive l’avenir qu’elles envisagent, les positionnant comme des leaders dans la promotion du changement social, la promotion des droits de la personne et la résolution des défis complexes de notre époque. Ce faisant, les OSC doivent se souvenir que les problèmes d’aujourd’hui nécessitent une action collective et donc que des coalitions et des partenariats stratégiques entourant l’utilisation de la prévoyance seront nécessaires pour mutualiser les ressources, échanger des connaissances et contribuer à ouvrir la voie vers un monde plus équitable, durable et meilleur pour tous-tes. 

Restez à l’écoute pour découvrir le parcours de Coopération Canada dans les eaux inexplorées de la prospective stratégique à travers l’Initiative futurs de la coopération mondiale en partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI). 

 

Retour sur la SDI 2024

Retour sur la SDI 2024

Du 4 au 10 février, les Canadiens d’un océan à l’autre et du monde entier ont participé à la Semaine du développement international (SDI), un moment annuel pour célébrer les contributions du Canada à l’éradication de la pauvreté et à un monde plus pacifique, plus inclusif et plus prospère. Coopération Canada n’a pas manqué l’occasion, et nous avons le sentiment d’avoir accompli beaucoup avec le soutien de nos partenaires et, surtout, de nos précieux membres.  

Le 5 février, le Hub ARC a organisé une projection de Zo Reken, un film qui explore l’aide humanitaire en Haïti, le néocolonialisme et les promesses non tenues de la coopération internationale. La projection a été suivie d’une séance de questions-réponses, explorant les intersections entre la Semaine du développement international et les efforts de lutte contre le racisme au sein du secteur, en particulier pendant le Mois de l’histoire des personnes noires. 

Le 6 février, Coopération Canada et ses membres se sont rendus sur la Colline du Parlement et ont insisté pour que le Canada renforce son leadership mondial avant le budget 2024. Ils ont rencontré plus de 50 député-e-s, sénateur-trice-s et membres du personnel politique du Bloc Québécois, du Parti conservateur, du Parti vert, du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral. Cette journée de dialogue avec les décideur-euse-s canadien-ne-s s’est achevée par une réception parlementaire au cours de laquelle, accompagnés des organisations partenaires et soutenus par des politicien-ne-s, des chef-fe-s de file du secteur et des sympathisant-e-s, nous avons célébré l’impact positif de la coopération internationale canadienne dans le monde.  

Nous avons également récompensé l’innovation et l’excellence en matière de coopération internationale lors de la remise des Prix Coopération Canada. Le 7 février, nous avons félicité Catherine Liao, directrice de ReSurge Africa, et Odette McCarthy, directrice générale d’Equitas, lauréates des prix Karen Takacs, pour leur plaidoyer féministe et leur leadership collaboratif en matière de coopération internationale. Musu Taylor-Lewis, directeur exécutif de Food for the Hungry, et Tiyahna Padmore, gestionnaire de projet à World Vision Canada, ont remporté le prix Innovation & Impact (individuel) en partenariat avec l’EUMC, pour leur leadership en matière de lutte contre le racisme et de décolonisation dans le cadre de la coopération internationale. La Fondation Girls of Tomorrow a remporté le prix Innovation et Impact (organisation) en partenariat avec l’EUMC, pour son travail de lutte contre la stigmatisation menstruelle en Ouganda. 

Enfin, le 8 février, notre directrice générale Kate Higgins et notre responsable des politiques Carelle Mang-Benza ont comparu devant le Comité sénatorial permanent des affaires étrangères et du commerce international pour discuter de l’engagement du Canada en Afrique. 

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Alors que nous terminons la SDI 2024, Coopération Canada remercie tous ses membres et tous-tes celles et ceux qui nous aident à construire un monde plus juste, plus sûr et plus durable. 

Les lauréat-e-s des Prix Coopération Canada 2023

Les lauréat-e-s des Prix Coopération Canada 2023

Chaque année, les Prix Coopération Canada reconnaissent l’excellence et le mérite dans le domaine de la coopération internationale en décernant des prix à des personnes ou à des organisations qui se sont distinguées au cours de l’année écoulée. Le 7 février dernier, près d’une centaine de personnes ont assisté à la cérémonie, dont la secrétaire parlementaire pour le développement international, Anita Vandenbeld, qui a prononcé le discours d’ouverture. Cette année, deux Prix Karen Takacs et trois Prix Innovation & Impact ont été décernés ! 

  

Prix Karen Takacs 2023  

Chaque année, Coopération Canada rend hommage à des personnes incroyables qui ont fait une différence dans la vie des femmes à l’échelle mondiale en décernant les Prix Karen Takacs. 

Deux Prix Karen Takacs 2023 ont été remis à Catherine Liao, directrice de ReSurge Africa, pour son travail incroyable dans le domaine de la santé mondiale et de la justice sociale, et à Odette McCarthy, directrice générale d’Equitas, pour son soutien continu aux initiatives en faveur des droits de la personne et de l’égalité des genres.  

  

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Prix Innovation et Impact 2023 

En collaboration avec l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) et les administrateurs du Prix Lewis Perinbam, Coopération Canada rend hommage aux personnes et aux organisations de la société civile (OSC) canadiennes qui accomplissent un travail novateur et percutant en décernant les Prix Innovation et Impact, individuels et organisationnels. 

Le premier Prix individuel Innovation et Impact 2023 a été décerné à Musu Taylor-Lewis, directrice générale de Food for the Hungry. Musu est depuis longtemps une leader solide du secteur, profondément engagée dans les pratiques antiracistes et les efforts de décolonisation. De manière admirable, sa pratique est ancrée dans la gentillesse et l’empathie, reflétant son dévouement au développement communautaire. Passionnée par la promotion de la durabilité, de l’indépendance et de la justice, Mme Musu défend inlassablement les intérêts des communautés à travers le Canada. Le deuxième prix a été décerné à Tiyahna Padmore, gestionnaire de projet à World Vision Canada, pour ses efforts en matière d’inclusion et d’équité qui ont fait progresser de manière significative les initiatives décoloniales du secteur. Grâce à son travail continu d’élaboration de politiques, elle fait preuve d’un engagement indéfectible à la fois pour la cause et pour le secteur. L’approche de Tiyahna est centrée sur l’utilisation de la narration pour promouvoir l’équité, la représentation et le leadership. 

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La Fondation Girls of Tomorrow a également reçu un Prix Innovation & Impact organisationnel pour un projet novateur en Ouganda visant à combattre la stigmatisation liée aux menstruations. Grâce à des partenariats avec des organisations locales, des écoles et des centres communautaires, le projet a utilisé l’éducation à la permaculture pour enseigner aux élèves la santé féminine, la nutrition et l’égalité des genres tout en encourageant le dialogue et la collaboration. Le projet a permis de réduire considérablement l’absentéisme scolaire aux menstruations et d’autonomiser les personnes marginalisées, en particulier les jeunes femmes, en encourageant l’inclusion, la cocréation et les solutions locales. 

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Félicitations aux lauréat-e-s !

MHN 2024 – Entretien avec Carelle Mang-Benza

Acteur-trice-s, innovateur-trice-s et perturbateur-trice-s noir-e-s qui façonnent le secteur de la coopération internationale du Canada

En ce Mois de l’histoire des personnes noires, Coopération Canada souhaite mettre en lumière les remarquables acteur-trice-s, innovateur-trice-s et perturbateur-trice-s noir-e-s qui façonnent le secteur de la coopération internationale du Canada.

Coopération Canada mettra en lumière des membres de son équipe et de son réseau afin d’en apprendre davantage sur leurs histoires et leurs expériences.

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MHN 2024 – Entretien avec Carelle Mang-Benza

MHN 2024 – Entretien avec Andy Ouédraogo

Entretien avec Andy Ouédraogo, agente de recherche et de programme à Coopération Canada

 

1. Pourquoi avez-vous décidé de travailler dans le domaine de la coopération internationale et quels ont été les points forts de votre carrière ?

En grandissant, mes parents m’ont guidée, m’inspirant un engagement profond pour le service à la communauté et le leadership compatissant. Cette éducation m’a inculqué une profonde passion pour l’humanitaire et le développement. Cependant, le moment décisif qui a propulsé ma carrière dans la coopération internationale s’est produit en 2016. Lors d’un voyage de retour vers la capitale du Burkina Faso, ma famille et moi avons été confrontés à une scène d’accident pénible, l’absence d’intervention d’urgence a laissé des personnes gravement blessées en attente d’une ambulance pendant deux heures angoissantes. Ayant vécu au Canada pendant deux ans à l’époque, le contraste entre le Nord et le Sud est devenu flagrant. Cette expérience, associée à l’escalade de la crise humanitaire dans mon pays d’origine, m’a poussé à réorienter ma carrière de la gestion d’entreprise vers le développement international. Des années plus tard, c’est toujours la pierre angulaire morale de ma quête d’un monde non seulement plus sûr, mais aussi marqué par l’équité et la justice. 

 

Quels ont été les points forts de votre carrière ?

La réception du Prix Henderson pour le développement international en 2020 a marqué un tournant dans ma carrière, en reconnaissant mon rôle dans la conception d’une initiative locale pour l’aide humanitaire en cas de crise. Ce projet visait à autonomiser les femmes déplacées à l’intérieur de leur pays grâce à des programmes de formation professionnelle et d’apprentissage, en remettant en question les pratiques d’aide conventionnelles et en encourageant l’autonomie grâce à la participation des femmes déplacées à l’intérieur de leur pays à l’économie (formelle et informelle). 

Un autre moment décisif de ma carrière s’est déroulé pendant la pandémie de COVID-19, lorsque j’ai eu le privilège de travailler pour le 76e président de l’Assemblée générale des Nations unies. Pendant cette période de crise, qui a mis en évidence les disparités raciales et ethniques, en particulier avec les femmes noires qui portent un fardeau disproportionné, faire partie d’une présidence historique porteuse d’espoir a eu une signification particulière pour moi en tant que jeune femme noire, naviguant dans un paysage professionnel où la représentation reste un énorme défi. 

Enfin, alors que je réfléchis à mon rôle actuel en tant que responsable de l‘Initiative futurs de la coopération mondiale à Coopération Canada, je suis fière de contribuer à un récit plus inclusif du développement mondial. Ce projet de prospective stratégique ne favorise pas seulement l’innovation, mais souligne l’importance de la diversité pour naviguer dans les complexités du développement international et tracer collectivement de nouvelles voies vers un avenir que nous désirons tous-tes. 

 

3. What experiences have influenced your career as a Black person in the international cooperation sector? 

Tout au long de ma carrière, mes expériences en tant que professionnelle noire ont été marquées par des opportunités et des défis. Si j’ai eu la chance de participer à des initiatives favorisant la diversité et l’inclusion, le fait d’entrer dans des espaces professionnels majoritairement blancs a engendré des pressions uniques. Dans ces environnements, le poids de la représentation d’une communauté entière peut être palpable, créant un fardeau qui va au-delà des responsabilités professionnelles. J’ai parfois craint de renforcer les stéréotypes par inadvertance et j’ai subi la pression supplémentaire d’avoir un impact potentiel sur les opportunités offertes à d’autres personnes ayant les mêmes origines que moi. En outre, j’ai rencontré des cas des suppositions fondées sur mes origines ont influencé les attentes concernant mes opinions. La gestion de ces complexités met en évidence le besoin permanent d’une véritable inclusion, les individus sont valorisés pour leurs perspectives uniques plutôt que d’être accablés par des idées préconçues liées à leur identité raciale ou ethnique 

 

4. Quels sont vos espoirs pour l’avenir et quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent travailler dans la coopération internationale ?

J’aspire à un avenir marqué par une plus grande inclusivité dans le secteur de la coopération internationale. Mes espoirs portent sur le démantèlement des barrières à l’entrée, en commençant par l’élimination du travail non rémunéré, comme les stages ou les bourses d’études. La prévalence des postes non rémunérés crée un désavantage, en particulier pour les professionnels noirs qui n’ont peut-être pas les moyens financiers de s’engager dans de telles opportunités, ce qui les place dans une situation de départ inéquitable par rapport à leurs homologues. En promouvant l’équité, la diversité, l’inclusion et la justice, nous avons tous-tes la responsabilité de veiller à ce que nos initiatives s’attaquent de manière proactive à ces barrières systémiques sans être entravées par des contraintes de financement perçues. 

Enfin, pour celles et ceux qui aspirent à entrer dans le domaine de la coopération internationale, mon conseil serait de s’ancrer dans leur objectif. Bien que le voyage soit gratifiant, des défis peuvent survenir et donner des raisons de reconsidérer la situation. S’accrocher à sa motivation devient essentiel au milieu de la nature gratifiante mais potentiellement exigeante de ce parcours professionnel.