Pendant que le Parlement fait pause pour l’été, Gaza saigne : les agences humanitaires canadiennes appellent à l’action

Pendant que le Parlement fait pause pour l’été, Gaza saigne : les agences humanitaires canadiennes appellent à l’action

OTTAWA, 19 juin 2024 – Alors que le Parlement fait relâche pour l’été, les principales agences humanitaires du Canada ont tenu une conférence de presse aujourd’hui, sur la Colline parlementaire, pour inciter le gouvernement du Canada à adopter des mesures immédiates et décisives pour plaider en faveur de la fin de la guerre à Gaza et empêcher d’autres atrocités de masse.

Depuis octobre 2023, nous avons assisté à la mort de dizaines de milliers de civils innocents à Gaza, y compris un nombre record d’attaques ciblées contre des travailleurs humanitaires. Les Palestiniens, y compris ceux parmi nos équipes et nos partenaires, sont confrontés à des attaques, à des bombardements incessants et à des déplacements forcés permanents. Ceux qui survivent risquent de mourir de faim, de déshydratation et de maladie parce qu’on leur refuse l’accès à l’eau potable, au carburant, aux soins de santé et à la nourriture. Sous la menace d’une famine imminente, des enfants meurent de malnutrition, et leur nombre ne fera qu’augmenter, en raison de l’obstruction intentionnelle de l’aide humanitaire par les autorités israéliennes.

Le blocage délibéré de l’aide, conjugué à la poursuite des violences aveugles et des attaques ciblées contre les civils et les infrastructures civiles – des violations manifestes du droit international – ont abouti à une catastrophe humanitaire sans précédent et tout à fait évitable, qui peut et doit prendre fin.

Au cours des huit derniers mois, nous avons vu le gouvernement du Canada démontrer sa capacité à agir de façon positive et efficace dans plusieurs cas, notamment en votant en faveur d’un cessez-le-feu le 6 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies et en adoptant le 18 mars une motion visant à mettre un terme aux transferts d’armes vers Israël. Aujourd’hui encore, alors que le Parlement est en répit pour l’été, le moment est venu pour le Canada de prendre d’autres mesures décisives qui viennent donner corps aux paroles de soutien au droit international et à un cessez-le-feu.

Aujourd’hui, nos 13 organisations ont demandé au gouvernement canadien d’agir de toute urgence pour : 

  • Assurer l’arrêt complet de tous les transferts d’armes vers Israël, y compris ceux déjà convenus avant le 8 janvier 2024 ; 
  • Adopter des mesures diplomatiques robuste pour faire pression sur Israël afin qu’il se conforme à l’ordonnance de la Cour internationale de justice et mette fin à l’obstruction de l’aide humanitaire ; 
  • S’associer aux efforts des États tiers pour faire pression sur toutes les parties au conflit afin qu’elles acceptent et mettent immédiatement en œuvre la résolution de cessez-le-feu adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 10 juin, et qu’elles veillent à ce qu’il n’y ait pas de nouvelle occupation ou modification territoriale de Gaza ; 
  • Soutenir les capacités et la réponse humanitaires – en particulier à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) – par un financement substantiel et des déclarations publiques d’appui.

En ce moment même, alors que le Parlement et les Canadiens se préparent à la pause estivale, cette crise humanitaire d’origine humaine s’aggrave de façon exponentielle. Nos équipes sur le terrain continuent de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider les civils qui ont désespérément besoin de protection et d’aide. Nous demandons instamment à notre gouvernement canadien de faire de même.

Citations des orateurs de la conférence de presse :

Danny Glenwright, président-directeur général de Save the Children, a déclaré : « Il est effroyable que des enfants meurent de malnutrition, de déshydratation et de maladies – des décès qu’un accès humanitaire suffisant aurait permis d’éviter. Ces décès sont le résultat des restrictions de l’aide, des combats en cours et de l’action insuffisante de la communauté internationale pour faire respecter le droit humanitaire international. Save the Children appelle à un cessez-le-feu immédiat et définitif, c’est le seul moyen de sauver des vies à Gaza. Il n’y a pas d’autre solution. »

Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Oxfam-Québec, a déclaré : « Il est inacceptable que nous laissions collectivement la famine s’installer à Gaza et que nous assistions à une action humanitaire rendue presque impossible par les bombardements persistants, les interdictions de passage de l’aide et le ciblage des installations et du personnel humanitaires. Toutes les lignes rouges en matière de respect des principes fondamentaux de la dignité humaine ont été franchies. Les États tiers ne peuvent pas renoncer à utiliser tous les leviers possibles pour stopper la catastrophe immédiate et éviter les obstacles à une solution durable. Le Canada et les autres membres de l’ONU doivent affirmer clairement que l’occupation par Israël de l’ensemble de la bande de Gaza doit prendre fin dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu proposé, tout comme de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. »

Darryl Loewen, directeur général Comité Central Mennonite de Manitoba : « Pouvez-vous nous aider à aider ? » « C’est l’appel que nous avons reçu en octobre de nos partenaires à Gaza en réponse à la crise humanitaire émergente et à la violence dévastatrice. Depuis, ils n’ont cessé de nous répondre et de nous demander d’agir pour mettre fin à la violence et accroître l’impact de leur travail. Nous sommes également témoins de l’inquiétude des Canadiens de foi et de leur désir de voir tout le monde, à Gaza, en Cisjordanie et en Israël, vivre dans la paix et la dignité. Il s’agit d’une catastrophe tout à fait évitable. En tant que mennonites, plaider pour la paix et la justice fait partie de notre travail. Nous demandons instamment au gouvernement canadien de nous aider en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à la violence, notamment en insistant sur un cessez-le-feu et sur l’acheminement complet de l’aide, ainsi que sur l’arrêt des transferts d’armes. »

Anne Delorme, directrice exécutive d’Humanité & Inclusion Canada, « Nous demandons au gouvernement du Canada de faire pression sur toutes les parties au conflit pour qu’elles parviennent à un cessez-le-feu. L’utilisation d’armes explosives dans des zones peuplées a fait 37 000 morts et 85 000 blessés graves. Ces blessures comprennent la perte de membres et des traumatismes cérébraux qui entraîneront des handicaps à long terme pour une génération de Palestiniens.   L’utilisation d’armes explosives à Gaza menace également la vie des travailleurs humanitaires, entravant leur capacité à répondre de manière adéquate et rapide aux besoins vastes et croissants des civils ».

Usama Khan, PDG d’Islamic Relief Canada, a déclaré : « Les Palestiniens de Gaza n’ont pas le luxe de faire une pause ou de s’éloigner de ce qui leur arrive. Les organisations humanitaires soulignent inlassablement l’urgence de la situation et l’ampleur catastrophique de chaque jour qui passe. Après plus de 250 jours de famine forcée, de déshydratation et de bombardements incessants, les Palestiniens sont confrontés à une réalité intolérable. Ils ne peuvent supporter un jour de plus, et encore moins quelques mois de plus. Le gouvernement canadien doit prendre des mesures claires, concrètes et urgentes dès maintenant. »

Paul Farran, directeur des politiques et du plaidoyer de Coopération Canada: « A l’issue de la réunion du G7 qui s’est tenue la semaine dernière, le Canada et les autres pays du G7 ont déplorés toutes les pertes en vies civiles des deux côtés et ont pris acte avec une vive préoccupation du nombre inacceptable de victimes civiles, en particulier parmi les femmes et les enfants. Ces paroles doivent être suivies d’actions concrètes pour garantir le respect constant de la vie et de la dignité humaines. Aucune partie à un conflit n’a le droit de violer systématiquement et de manière répétée le droit international sans conséquences. »

Citations des organisations qui soutiennent le projet et qui appellent à une action décisive : 

« En tant que signataires de cet appel urgent à l’action, la Fondation de secours et développement international (IDRF) demande fermement au Canada de prendre des mesures décisives pour traduire ses déclarations en actions significatives. Le temps de la rhétorique est révolu ; il s’agit maintenant de prendre des mesures tangibles pour sauver des vies. » – Mahmood Qasim, directeur général de l’IDRF

« Nous refusons d’être des témoins silencieux alors qu’Israël tue intentionnellement des dizaines de milliers personnes à l’aide de bombes et en leur refusant une assistance vitale, y compris des soins de santé vitaux. Il est temps que le Canada aille au-delà des mots et fasse concrètement tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin aux massacres de civils et aux autres graves violations du droit international humanitaire dont nous sommes témoins quotidiennement. » – Nadja Pollaert, directrice générale de Médecins du monde Canada

« Combien de Palestiniens innocents morts, blessés, traumatisés et en proie à la famine faudra-t-il pour qu’Israël mette fin à cette punition collective ? Quand les alliés d’Israël diront-ils que « trop c’est trop » et que le droit international doit être respecté et appliqué ? Nos partenaires risquent leur vie et leur intégrité physique pour apporter de la nourriture, de l’eau et des médicaments précieux à des personnes qui n’ont plus d’endroit où aller. En leur nom, nous disons que les blocus et les bombardements doivent cesser maintenant ! Il est de la responsabilité du Canada de faire pression en faveur d’un cessez-le-feu permanent, de soutenir sans équivoque la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI), et de contribuer à l’élaboration d’un plan de paix juste dans le cadre duquel Israël et la Palestine pourront coexister dans la dignité, sur un pied d’égalité. » – Carl Hétu, directeur exécutif, Développement et Paix – Caritas Canada

« Le Canada doit intensifier ses efforts pour mettre fin à la violence et veiller à ce que les organisations caritatives canadiennes d’aide humanitaire puissent acheminer en toute sécurité l’aide à ceux qui en ont désespérément besoin. Nous ne pouvons pas nous permettre de rester silencieux ou passifs ; nos actions d’aujourd’hui détermineront le sort d’innombrables vies innocentes. Nous exhortons le gouvernement canadien à respecter ses engagements en matière de droit international et de droits humains en prenant des mesures audacieuses et immédiates pour atténuer cette crise. » – Mahmuda Khan, PDG de Human Concern International

« La destruction et le blocage délibérés de l’aide par Israël ont empêché les organisations humanitaires comme Oxfam de fournir une assistance vitale à Gaza. Le refus de l’aide aux civils et le ciblage des travailleurs humanitaires constituent une violation directe du droit international humanitaire. Le Canada doit démontrer son engagement en faveur des droits humains et de la justice en exigeant un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel et en veillant à ce que l’aide humanitaire puisse parvenir à ceux qui en ont besoin ». – Lauren Ravon, directrice générale d’Oxfam Canada.

“Dans tout conflit, les enfants sont toujours les victimes innocentes et ceux qui souffrent le plus. Chaque enfant a le droit de vivre sans violence ni peur, un droit que la communauté mondiale doit protéger. En ce moment, il n’y a aucun espace sécuritaire pour les civils à l’intérieur de Gaza. Plan International Canada condamne toute violence et appelle à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel de la part de toutes les parties concernées. Le Canada doit intervenir d’urgence pour mettre une fin aux graves violations du droit international humanitaire commises à Gaza.” Lindsay Glassco, présidente-directrice générale, Plan International Canada

« Le blocus de l’aide à Gaza résultant du conflit en cours dans la région a privé les Palestiniennes et les Palestiniens de leurs droits humains fondamentaux et a causé des souffrances inimaginables, en particulier pour les femmes et les enfants. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés alors que des millions de vies sont en jeu. Le gouvernement du Canada doit prendre des mesures décisives pour garantir l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire et un cessez-le-feu immédiat. « de Barbara Grantham, ICD.D, Présidente-directrice générale de CARE Canada 

CARE Canada 

Médecins du monde Canada

Islamic Relief Canada

HI

Oxfam Canada

Oxfam-Québec

Comité central mennonite du Canada

Comité central mennonite du Manitoba 

Save the Children

Human Concern International

Développement et Paix – Caritas Canada

The International Development and Relief Foundation 

Plan International Canada

Pour toute question concernant les médias, veuillez contacter :

Médecins du monde Canada : Mélissa Cabana, 514-799-8985, [email protected]

Humanité & Inclusion Canada : Fatou Thiam, [email protected] 

Human Concern International: [email protected]

Islamic Relief Canada : Mashaal Saaed, 647-919-1580, [email protected] 

Comité central mennonite : Laura Kalmar, [email protected] 

Oxfam Canada : Laveza Khan, 613-240-4157, [email protected] 

Oxfam-Québec : Elisabeth Simard, 514 265-0119 [email protected] 

Plan International Canada : [email protected] 

Save the Children : Julie Marshall, 905 818 2664, [email protected]

Coopération Canada à l’Assemblée générale de Forus à Gaborone

Coopération Canada à l’Assemblée générale de Forus à Gaborone

Du 13 au 17 mai 2024, Coopération Canada a participé aux réunions de l’Assemblée générale de Forus à Gaborone, au Botswana. Forus est le principal réseau international fédérant exclusivement des réseaux nationaux et régionaux d’OSC, dont Coopération Canada est membre depuis cinq ans. Récemment, Coopération Canada a rejoint le conseil de Forus, devenant l’une des 15 organisations chargées de définir la direction stratégique de ce réseau, qui représente plus de 22 000 organisations en Afrique, en Asie, en Europe, en Amérique latine, en Amérique du Nord et dans le Pacifique.

L’Assemblée générale a réuni plus de 90 représentant-e-s de plateformes régionales et nationales pour se connecter, collaborer, élaborer des stratégies, réfléchir aux activités passées et planifier l’avenir.

La semaine a été consacrée à des discussions importantes sur la localisation, la réduction de l’espace civique, la régression de la démocratie, les élections, l’Agenda 2030, la numérisation et l’intelligence artificielle, le leadership inclusif et l’avenir de la coopération mondiale.

Lors des discussions sur le développement dirigé localement, les participant-e-s ont exploré comment les acteurs du Nord global et de la Majorité globale peuvent collaborer pour renforcer les liens et promouvoir des interventions efficaces. Les stratégies discutées pour autonomiser les organisations locales incluaient le renforcement des capacités de leadership, l’autonomie financière et l’indépendance, tout en veillant à ce que les dirigeant-e-s des OSC puissent tenir bon et dicter les termes de leurs partenariats plutôt que de se contenter de suivre les règles imposées.

Sur la question de la réduction de l’espace civique, la conversation a tourné autour de la crise identitaire à laquelle de nombreuses organisations de la société civile sont confrontées à l’échelle mondiale en raison de la régression de la démocratie, de la répression des droits et des libertés et de l’évolution des valeurs. Le groupe a discuté de la désillusion croissante vis-à-vis de la démocratie et du désenchantement électoral dans le monde et a remis en question l’efficacité et la résilience du système de gouvernance mondiale actuel.

Le collectif a identifié plusieurs défis spécifiques, tels que la montée des crises multiples simultanées, les réductions de financement, la propagation de la désinformation et de la mésinformation, et un déclin général de la confiance dans les institutions.

Pour aborder ces problèmes, le groupe a souligné l’importance des initiatives éducatives et de la création d’espaces de réflexion. Ils ont mis en avant la nécessité de programmes de formation pédagogique en ligne sur la mobilisation des ressources, la littératie numérique, l’engagement politique, la gestion des crises, le renforcement de la résilience, la préparation à l’avenir, ainsi que de plateformes de partage des connaissances robustes comme outils essentiels. Ces initiatives ont été jugées cruciales pour doter les OSC des compétences et des connaissances nécessaires pour relever ces défis, améliorer leurs stratégies de plaidoyer et assurer la durabilité de leurs opérations.

L’Assemblée générale s’est terminée par une session plénière sur l’avenir de la coopération mondiale, dirigée par Andy Ouédraogo, responsable de la recherche et des programmes de Coopération Canada. Andy a présenté les résultats de l’Initiative futurs et a animé une table ronde avec cinq dirigeant-e-s de plateformes régionales et nationales d’OSC d’Afrique, d’Asie, des Caraïbes, d’Amérique latine et du Pacifique. Les panélistes ont discuté des principaux moteurs de changement et des perturbateurs potentiels identifiés dans le projet et ont fourni des informations sur les problèmes émergents dans leurs régions respectives.

Coopération Canada participe au Sommet du Civil 7 2024 en Italie

Coopération Canada participe au Sommet du Civil 7 2024 en Italie

Organisé au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture à Rome les 14 et 15 mai, le Sommet 2024 du Civil 7 (C7) a permis aux représentant-e-s de la société civile, des gouvernements et des organisations multilatérales d’échanger des idées, des préoccupations et des solutions de haut niveau aux défis les plus pressants du monde (ordre du jour). Le C7 est un groupe d’engagement du Groupe des 7 (G7) dont l’objectif est de proposer un ensemble de recommandations cohérentes pour influencer les politiques du G7 et les processus politiques multilatéraux. 

Les recommandations ont été rassemblées dans un Communiqué du C7 et rédigées par un ensemble de groupes de travail, composés de représentant-e-s de la société civile des pays du G7 et du Sud. Le contenu du communiqué du C7 a été conçu pour trouver un écho auprès des dirigeant-e-s du G7 et d’autres décideur-euse-s de haut niveau. Ce document vise à rendre compte des engagements pris par le G7 et à présenter les priorités de la société civile mondiale. Les groupes de travail spécifiques changent chaque année en fonction de l’ordre du jour établi par le pays hôte et des priorités de l’organisation présidente de la société civile. En 2024, les groupes de travail se sont concentrés sur : 

  • Climat, transformation énergétique et justice environnementale 
  • Justice et transformation économiques 
  • Santé mondiale 
  • Aide humanitaire fondée sur des principes 
  • Paix, sécurité commune et désarmement nucléaire 
  • Mobilité humaine et migration 
  • Justice alimentaire et transformation des systèmes alimentaires 

Ce communiqué a ensuite été remis à la représentante personnelle auprès du G7 de la Première ministre italienne (ou Sherpa) lors du Sommet du C7. Ce moment important a été le point culminant de plusieurs mois de travail réunissant la société civile pour identifier les questions clés et proposer des solutions aux défis mondiaux qui soient inclusives, justes et durables. Bien qu’un consensus ait été atteint sur la plupart des questions clés, les discussions sur la responsabilité de l’allocation des ressources nécessaires à la résolution de ces problèmes n’ont pas toujours été très concluantes. 

« Nous devons cesser de parler de “volonté politique” et commencer à parler de “responsabilité politique”, » a expliqué Anabella Rosenberg, C7 Justice climatique, Réseau Action Climat International. (Traduction de l’anglais) 

Darron Seller-Peritz, analyste politique et chargé de programme pour Coopération Canada, a prononcé quelques mots de clôture, soulignant l’importance d’établir des liens à l’échelle mondiale entre les membres de la société civile. Il a également exprimé l’enthousiasme de Coopération Canada à assumer la présidence du C7 en 2025 et, en s’appuyant sur le travail de l’Italie cette année, à jouer un rôle de leader pour la société civile dans le monde entier, y compris en convoquant des partenaires du Sud dans le contexte du C7 au Canada. 

Il reste encore quelques étapes importantes dans le processus du G7 de 2024, notamment le Sommet du 13 au 15 juin et la réunion ministérielle sur le développement des 24 et 25 octobre, et Coopération Canada vise à tenir ses membres informé-e-s et à les impliquer dans le processus de 2025. Qu’il s’agisse du G7 et du C7, de l’engagement politique et des élections, ou d’autres domaines thématiques d’importance, l’année prochaine sera capitale pour le Canada et son engagement mondial.   

Darron Seller-Peritz

Darron Seller-Peritz

Analyste politique et responsable de programme

Mobiliser la société civile canadienne dans la mise en œuvre de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique

Mobiliser la société civile canadienne dans la mise en œuvre de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique

Lancée en novembre 2022, la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique (ci-après la SIP ou la Stratégie), présente une approche globale et intégrée visant à élargir la présence du Canada et à renforcer les partenariats dans la région indo-pacifique afin de protéger et de promouvoir efficacement les intérêts canadiens. Compte tenu de l’essor de la région indo-pacifique et de ses répercussions profondes sur la vie des Canadiens et Canadiennes, le gouvernement du Canada a reconnu la nécessité d’élaborer une stratégie globale et pansociétale pour guider les actions du Canada dans cette région importante. La stratégie définit cinq objectifs stratégiques interdépendants :

  1. Promouvoir la paix, la résilience et la sécurité
  2. Développer les échanges commerciaux, les investissements et la résilience de la chaîne d’approvisionnement
  3. Investir dans les personnes et les connecter
  4. Construire un avenir durable et vert
  5. Le Canada, partenaire actif et engagé de l’Indo-Pacifique

 

Afin d’atteindre le troisième objectif de la SIP, à savoir Investir dans les personnes et les connecter, Affaires mondiales Canada (AMC) a collaboré avec Coopération Canada, un important rassembleur et la voix nationale des organisations de la société civile (OSC) canadienne engagées dans la coopération internationale, pour organiser une consultation publique sur la mise en œuvre de la SPI.

Le présent rapport présente une synthèse de « ce qui a été entendu » lors de la consultation du 15 janvier 2024, qui a rassemblé près de 225 participant.e.s à Ottawa (80 participant.e.s en personne) et en ligne (124 participant.e.s) issus des secteurs du développement, de la philanthropie, des affaires, du gouvernement et de la diplomatie.  Ce rapport reflète donc ce qui a été partagé et discuté lors de la consultation.  Il ne reflète aucunement les positions officielles ou les recommandations de Coopération Canada.

Réponse canadienne à la crise multidimensionnelle en Haïti

Réponse canadienne à la crise multidimensionnelle en Haïti

Plus de 40 organismes se joignent à l’AQOCI, Coopération Canada et la Concertation pour Haïti pour demander au Canada de réagir face à la crise multidimensionnelle en Haïti.

Nos recommandations découlent d’une rencontre de consultation avec plusieurs représentant·e·s de la société civile haïtienne et visent à contribuer de manière résolue, constructive et durable à la résolution de la crise en Haïti.

Nous avons envoyé la lettre suivante à Justin Trudeau, premier ministre du Canada, Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangères du Canada, et Ahmed Hussen, ministre du Développement international du Canada.

***** 

Objet: Réponse canadienne à la crise multidimensionnelle en Haïti

Monsieur le Premier ministre Trudeau,
Madame la Ministre Joly,
Monsieur le Ministre Hussen,

Suite à une rencontre spéciale organisée le 15 avril 2024 par l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI), la Concertation pour Haïti (CPH) et Coopération Canada pour consulter des représentant·e·s de la société civile haïtienne, nos trois réseaux souhaitent relayer au gouvernement canadien les enjeux majeurs entendus et présenter des recommandations pour contribuer de manière résolue, constructive et durable à la résolution de la crise en Haïti.

Plus de 70 participant·e·s à cette rencontre virtuelle, dont une vingtaine d’intervenant·e·s représentant plusieurs secteurs (droits des femmes, droits humains, santé, éducation, environnement, agriculture) directement d’Haïti et quelques membres de la diaspora haïtienne au Canada, ont exprimé leur désarroi face à cette énième crise, dont l’escalade depuis l’assassinat du Président Jovenel Moïse en 2021 a conduit le pays dans le chaos, avec aujourd’hui 80% de Port-au-Prince sous le contrôle de gangs armés, selon les Nations unies. La crise politique fait le lit d’une culture de violence, d’agressions sexuelles, d’insécurité alimentaire et de stagnation socio-économique.

Face à cette situation intenable pour des millions d’Haïtien·ne·s pris en otage, nous appelons le Canada à intervenir sur trois volets, notamment en appuyant le processus de transition politique, en prenant position contre le trafic d’armes vers Haïti et en déployant une aide humanitaire appropriée.

1. Appuyer le processus de transition politique

Le Canada devrait reconnaître et appuyer le Conseil présidentiel de transition qui vient d’être assermenté afin qu’il puisse mettre en œuvre l’« Accord politique pour une transition pacifique et ordonnée », le plus rapidement possible. Cet accord, malgré ses imperfections, offre l’opportunité de restaurer la normalité constitutionnelle, le bon fonctionnement des institutions et l’ordre légal pour les Haïtien·ne·s.

Le Canada devrait insister pour la représentation large et effective de toutes les tranches sociales, particulièrement des femmes, des jeunes et de la diaspora, au sein des organes de transition prévus dans l’Accord politique. Les participant·e·s ont déploré la présence d’une seule femme (par ailleurs sans voix délibérative) parmi les neuf membres désignés du Conseil présidentiel. Par ailleurs, pour permettre aux Haïtien·ne·s de reprendre leur destinée en main, le Canada devrait aider à rappeler la place et le rôle du corps diplomatique en Haïti dont l’ingérence parfois excessive dans les affaires nationales heurte la dignité nationale.

Le Canada devrait prendre acte des erreurs du passé et exercer une vigilance accrue pour restaurer l’intégrité et l’honnêteté dans la gouvernance tout en prévenant la violation des droits humains en Haïti.

2. Prendre position contre le trafic d’armes vers Haïti

Le Canada devrait engager un plaidoyer courageux et sans compromis avec les États-Unis pour mettre fin au trafic d’armes vers Haïti, sur la base du récent rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Le Canada doit impérativement encourager des réponses internationales guidées par la volonté du Conseil présidentiel de transition et les institutions de l’Accord politique pour une transition pacifique et ordonnée afin de rétablir la sécurité, promouvoir l’application de la loi et soutenir la défense côtière haïtienne. Ceci exige de doter les forces de sécurité (police et armée) de soutien logistique et financier sans lequel la situation restera précaire, entravant tout avancement vers la démocratie. Pour sa part, le Canada doit être transparent et considérer des poursuites judiciaires ou l’imposition de sanctions (saisie de fonds ou interdiction de voyage) contre les personnes impliquées dans le transport.

3. Déployer une aide humanitaire appropriée

Toute solution durable pour le bien-être des Haïtien·ne·s requiert un changement de paradigme. Le Canada doit reconsidérer l’approche actuelle d’aide humanitaire basée sur des projets qui trop souvent n’atteignent pas les personnes les plus vulnérables et les territoires les plus touchés. Le Canada devrait initier avec les organisations de la société civile une nouvelle manière de coordonner les actions humanitaires et de développement afin de soutenir l’économie dans les territoires, promouvoir l’expertise locale et respecter la dignité des populations. À cet effet, le Canada devrait mettre en œuvre l’approche du triple nexus combinant interventions structurantes dans les domaines humanitaire, développement et paix (ce qui inclut la cohésion sociale).

Face à une crise multiforme et aux besoins humanitaires immenses, le Canada devrait également augmenter et diversifier son financement pour atteindre davantage de secteurs affectés (agriculture, santé, protection des civils, hygiène et assainissement, abris, éducation, soutien économique, etc.) tout en considérant la question de l’accès aux services offerts. Alors que les populations ont assisté au ballet aérien d’évacuation des diplomates, rappelons que près de 50% de la population risque de souffrir d’insécurité alimentaire aigüe d’ici juin 2024 (IPC, 2024), il est essentiel de veiller à ce que l’accès à l’aide soit facilité dans tout le pays.

Être le 2e plus gros bailleur de fonds en Haïti ne suffit pas. Les recommandations ci-dessus s’inscrivent dans une demande globale de plus de cohérence dans la politique étrangère du Canada vis-à-vis d’Haïti. Le Canada a l’opportunité de démontrer à nouveau ses valeurs et son approche féministe en matière de promotion de la paix et de la sécurité dans le monde en devenant un des champions de la cause d’Haïti dans la communauté internationale.

En demeurant à votre disposition pour discuter davantage des points soulevés et pour éventuellement organiser une rencontre avec la société civile canadienne et haïtienne, nous vous prions d’agréer, Monsieur le premier ministre Trudeau, Madame la ministre Joly, Monsieur le ministre Hussen, l’expression de nos respectueuses salutations.

Michèle Asselin
Directrice générale
Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)

Marc-Édouard Joubert
Comité de coordination
Concertation pour Haïti (CPH)

Kate Higgins
Directrice générale
Coopération Canada

Organismes signataires du Canada :

  • Acted Canada
  • Action-Haïti
  • Amitié Gatineau-Monde
  • Architecture sans frontières Québec
  • Bureau international des droits des enfants (IBCR)
  • Carrefour de solidarité internationale
  • Centre d’étude et de coopération internationale (CECI)
  • Centre interdisciplinaire de développement internationale en santé – CIDIS de l’Université de Sherbrooke
  • Centre international de solidarité ouvrière (CISO)
  • Collaboration santé internationale
  • Comité de solidarité/Trois-Rivières (CSTR)
  • Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  • Conseil régional FTQ Montréal métropolitain
  • Développement et paix – Caritas Canada
  • Développement international Desjardins
  • Développement, expertise et solidarité internationale (DESI)
  • Église unie
  • Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
  • Fondation Paul Gérin-Lajoie (FPGL)
  • Fonds Solidarité Sud
  • Humanité & inclusion Canada
  • Ingénieurs sans frontières Québec
  • Primate’s World Relief and Development Fund
  • Santé monde
  • Société pour le reboisement d’Haïti (SRH)
  • SOCODEVI
  • Solidarité-Haïti en Estrie
  • SUCO – Solidarité, Union, Coopération
  • Terre sans frontières
  • UPA Développement international

Organismes signataires d’Haïti :

  • Centre d’animation paysagère et d’action communautaire (CAPAC)
  • Centre de formation pour l’entraide et le développement communautaire (CFEDEC)
  • Commission épiscopale nationale Justice et paix
  • Fanm Deside
  • Institut culturel Karl Lévêque (ICKL)
  • Kri Fanm Ayiti (KRIFA)
  • Union pour le développement et le respect des femmes haïtiennes (UDREFH-Centre)
  • Université épiscopale d’Haïti
  • Kay Fanm
Coopération Canada accueille de nouveaux-elles membres dans son équipe

Coopération Canada accueille de nouveaux-elles membres dans son équipe

Coopération Canada s’agrandit avec l’arrivée de nouveaux-elles membres de l’équipe, qui apportent des perspectives et des compétences diverses à leur travail. Nous sommes ravi-e-s d’accueillir ces collègues qui apporteront un nouveau leadership dans les domaines de la politique, de la défense des intérêts, des communications, de l’organisation d’événements et des relations avec les membres. Leur expérience et leur dévouement à la mission de l’organisation dynamiseront leurs efforts et renforceront les liens au sein du secteur canadien de la coopération internationale. Ensemble, nous sommes prêt-e-s à lancer des initiatives percutantes et à progresser vers la création d’un monde plus sûr, plus juste et plus durable. Bienvenue à bord ! 

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Aislynn Row, gestionnaire principale, Programmes

Aislynn assume le rôle de gestionnaire principale, Programmes, depuis mai 2024, et est enthousiaste à l’idée de poursuivre sa carrière à Coopération Canada. Elle travaille à Coopération Canada depuis 2019, d’abord comme coordonnatrice du RIH, puis comme gestionnaire du programme Digna et, plus récemment, comme coordonnatrice exécutive. Avant Coopération Canada, Aislynn a travaillé pendant plus de 3 ans à l’EUMC, après avoir terminé sa maîtrise en gestion du développement international à la London School of Economics.

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Alex Li, HR Admin Assistant

Alex Li possède une vaste expérience dans le domaine de l’ingénierie mécanique. Elle a également acquis une expérience précieuse dans la gestion des ressources humaines et des achats au sein d’une entreprise d’État en Chine. Depuis son arrivée au Canada, sa passion pour le secteur à but non lucratif s’est épanouie, puisqu’elle consacre une grande partie de son temps à soutenir les jeunes femmes nouvellement arrivées.

Alex est actuellement candidate au MBA à la Telfer School of Management et devrait obtenir son diplôme en août 2024. Activement impliquée dans sa communauté universitaire, elle participe à divers concours d’études de cas et est une fervente supportrice de l’association des étudiant-e-s en MBA.

Pendant son temps libre, elle aime faire de la randonnée et de la natation, et espère commencer à faire du vélo cet été.

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Augusta Acquah, Director of Membership and Outreach

Augusta Acquah était récemment gestionnaire des sections à l’Association du Barreau canadien (ABC). Elle dirigeait une équipe qui soutenait 39 groupes spécialisés ou sections qui représentent des communautés ou des domaines importants du droit. Augusta a occupé divers rôles au sein de l’ABC pendant près de 10 ans, aidant les membres bénévoles à mettre en œuvre des initiatives d’engagement, à développer des outils et des ressources, à organiser des opportunités de développement professionnel et de sensibilisation afin d’apporter de la valeur aux membres. Augusta a également occupé des postes au sein d’organisations à but non lucratif à Ottawa et à Montréal, au service de membres et de partenaires communautaires d’origines diverses.

Augusta a vécu en Sierra Leone, au Royaume-Uni et dans diverses provinces du Canada. En 2005-2006, Augusta a participé au programme d’échange interculturel de Jeunesse Canada Monde (JCM) entre des jeunes du Canada, du Botswana et d’Afrique du Sud et a siégé au conseil d’administration de l’organisation, une expérience qui a eu un impact profond sur sa vie et ses aspirations professionnelles. En dehors du travail, Augusta aime passer du temps avec sa famille et explorer la nature.

Augusta est titulaire d’une maîtrise en mondialisation et développement international de l’Université d’Ottawa.

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Emma Proux, Manager of Events and Community Development

Emma a déménagé au Canada il y a trois ans et a depuis été activement impliquée dans la planification d’événements et le développement communautaire. Avant de rejoindre Coopération Canada, elle a dirigé avec succès des événements majeurs pour l’Association d’études canadiennes / Institut Metropolis, tels que le congrès de Metropolis Canada, s’occupant de tous les aspects, de la logistique aux relations avec les partenaires. Avant ses engagements actuels, elle a travaillé à Londres (Royaume-Uni) en tant que consultante indépendante et évaluatrice de programmes pour Minority Rights Group international (MRG), se concentrant sur des projets internationaux qui défendaient les droits des minorités et favorisaient les dialogues inclusifs. Emma a également contribué aux efforts de plaidoyer du Welsh Refugee Council.

Emma est titulaire d’une double maîtrise en développement international et en relations internationales de l’Université Laval et de Sciences Po Bordeaux (France). Elle a été activement impliquée dans les études migratoires, notamment dans son mémoire de maîtrise explorant l’intersection des trajectoires des personnes migrantes et des géographies culturelles à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Ses idées sont enrichies par son éducation biculturelle britannique et française, qui a profondément influencé son approche des relations internationales et des études culturelles.

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Paul Farran, directeur des politiques et du plaidoyer 

Paul Farran rejoint Coopération Canada avec 18 ans d’expérience au sein des Nations Unies et d’autres organisations internationales. Il a travaillé dans des contextes de crise, de conflit et de développement, notamment au Vietnam et au Zimbabwe, où il a été chef du bureau du coordinateur résident des Nations unies, ainsi que dans d’autres fonctions au siège des Nations unies et aux Comores, en Afghanistan et au Rwanda. Paul a également eu l’occasion de travailler en tant que chef d’équipe pour les affaires mondiales et les partenariats stratégiques au Climateworks Centre en Australie. 

Paul parle couramment l’anglais et le français et est titulaire d’une maîtrise en études internationales de l’Université de Montréal ainsi que d’une licence en sciences politiques et études juridiques de l’Université Concordia. 

Paul a la chance de partager sa vie avec sa femme Susanne et leurs deux garçons, Elliot et James. Il est également auteur-compositeur-interprète et musicien dans le cadre de son projet intitulé The Camino Side Project. 

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Samantha Searle, assistante aux communications 

Samantha a récemment obtenu un baccalauréat en sciences sociales de l’Université d’Ottawa en développement international avec une mineure en études féministes et de genre. Intéressée par les communications et le création de contenu, Samantha a acquis de l’expérience dans divers postes de communication, et elle est enthousiaste à l’idée d’allier ses connaissances éducatives à ses compétences dans son rôle d’adjointe aux communications. Passionnée par le féminisme intersectionnel, les droits des minorités et l’accessibilité, Samantha espère apporter des perspectives créatives et uniques à l’équipe. Elle est ravie de revenir à Coopération Canada, après avoir brièvement travaillé avec nous en tant qu’étudiante co-op en 2021.