Zaida Bastos, Kehkashan Basu et Développement international Desjardins (DID) ont remporté les Prix de Coopération Canada 2020

Zaida Bastos, Kehkashan Basu et Développement international Desjardins (DID) ont remporté les Prix de Coopération Canada 2020

Ottawa, le 11 février 2021 – Ce soir, lors de sa cérémonie de remise de prix, Coopération Canada a annoncé les lauréats des prix de Coopération Canada 2020. Ce sont : Zaida Bastos, Kehkashan Basuet Développement international Desjardins (DID). 

 

Le Prix Karen Takacs 

Coopération Canada a remis à Zaida Bastos, ancienne Directrice du programme de partenariats de développement au Fonds du primat pour le secours et le développement mondial (PWRDF)le Prix Karen Takacs pour le leadership des femmes dans le développement international. 

 

Zaida a commencé à travailler avec le PWRDF en 1998. Au fil des années, elle a occupé plusieurs postes, notamment celui de Coordinatrice du programme Afrique et de Responsable du programme de financement externe. Au cours de sa carrière, elle a travaillé pour le Groupe de travail sur la réinstallation des réfugiés, pour l’UNESCO à Paris et au Programme des Nations unies pour le développement en Angola. Zaida est experte en développement communautaire, en égalité des genres et en développement organisationnel. Elle a travaillé à soutenir une formation efficace et l’intégration des politiques de prévention de l’exploitation et des abus sexuels au sein du PWRDF et avec les partenaires du PWRDF. 

 

D’après notre expérience en première ligne de la santé communautaire et du travail de développement au Burundi, nous ne pouvons penser à personne d’autre qui incarne mieux le double objectif du leadership collaboratif et de la promotion de l’égalité, de l’autonomisation et de la voix des femmes, a déclaré Cathryn Christensen, directrice des partenariats cliniques de Village Health Works et collègue de Zaida. 

Zaida Bastos (à gauche) en Tanzanie.

Les pairs et collègues de Zaida au PWRDF ainsi que les représentant-e-s des nombreuses agences de développement et organisations communautaires partenaires ont bénéficié de son soutien, de ses connaissances et de sa passion au cours de ses nombreuses années de travail dans le domaine du leadership des femmes dans le développement international, a déclaré Will Postma, directeur exécutif du PWRDF. 

 

À propos du Prix Karen Takacs 

Karen Takacs était une dirigeante célèbre et appréciée de la communauté internationale canadienne. Pendant plus de 20 ans, Karen a travaillé sans relâche pour améliorer la vie et faire progresser les droits des femmes et des jeunes filles aux niveaux local, national et international, et a été un catalyseur de la collaboration dans le secteur international canadien. Tout au long de sa vie, Karen a été admirée pour sa capacité à motiver et à rassembler les gens autour d’une cause commune. Par ses encouragements, sa générosité et son humour, Karen a su mobiliser et soutenir les autres. Après le décès de Karen en 2015, Coopération Canada (alors le Conseil canadien pour la coopération internationale) a créé un prix pour honorer sa contribution inestimable à la lutte pour la justice sociale et économique, et pour célébrer le leadership collaboratif unique dont elle a fait preuve tout au long de sa carrière, y compris lorsqu’elle était présidente du conseil d’administration de Coopération Canada.  Pour la communauté canadienne du développement mondial, le prix Karen Takacs est un symbole de féminisme, de collaboration, de défense des droits, de mentorat et de résilience. 

 

Les Prix de l’Innovation et de l’impact 

Kehkashan Basu (fondatrice et présidente de la fondation Green Hope) et Développement international Desjardins (DID) sont les lauréats des Prix de l’Innovation et de l’impact 2020 en l’honneur de Lewis Perinbam, présentés par Coopération Canada et Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), en collaboration avec les administrateurs du prix Lewis Perinbam. 

 

Leader de la jeunesse, influenceuse mondiale, écologiste et défenseuse des droits des femmes et des enfants, Kehkashan Basu est décrite par ses pairs comme une pionnière qui remet en question le statu quo et brise les restrictions et tabous sociaux qui entravent le progrès et les droits des générations futures. Elle est la fondatrice et la présidente de l’entreprise mondiale d’innovation sociale la fondation Green Hope, qui travaille au niveau local dans 16 pays, en donnant des moyens d’action aux jeunes, en particulier ceux et celles issu-e-s de communautés vulnérablesparmi lesquelles les réfugié-e-s syrien-ne-s, les réfugié-e-s Rohingya, les enfants de prisonniers au Népal et au Kenya, et les communautés affectées par le syndrome de Covid au Bangladesh et au Libéria.  

 

Avec la COVID et toutes les autres crises actuelles auxquelles l’humanité est confrontée, il est si facile et tentant de se décourager et de se retirer dans nos bulles, a déclaré Jean-Marc Mangin, président du conseil d’administration du prix Lewis Perinbam. “Le défaitisme n’a jamais été dans l’ADN de Lewis Perinbam. La lauréate de cette année du prix Impact en l’honneur de Lewis PerinbamKehkashan Basu, incarne pleinement son courage d’imagination et son attitude de battant que notre époque exige.

Kehkashan Basu prenant la parole aux Nations unies à l’occasion de la Journée internationale de la paix de 2019 (New York)

 

Coopération Canada et l’EUMC ont décerné à Développement international Desjardins (DID) le Prix Impact et Innovation – Organisation pour son approche transformatrice dans l’augmentation du pouvoir économique des agriculteurs et agricultrices en Colombie. L’organisation a utilisé des moyens novateurs et porteurs d’impact grâce à la conception de l’application mobile DECISION, qui facilite le processus d’analyse des demandes de crédit sur place et favorise l’inclusion financière des agriculteurs et agricultrices. À la fin du projet, 136 000 crédits agricoles avaient été accordés à 80 000 agriculteurs et agricultrices ; 15 000 agriculteurs et agricultrices (57% des bénéficiaires) avaient reçu une éducation financière, et ces chiffres continuent de grimper. 

 

Avec son initiative, Développement international Desjardins (DID) a contribué à rendre le secteur financier agricole colombien plus inclusif, plus efficace et plus sûr pour les agriculteurs et les agricultrices. 

 

Kehkashan Basu et Développement international Desjardins (DID) sont des leaders qui incarnent les valeurs et les principes de ces prix, a déclaré Nicolas Moyer, directeur général de Coopération Canada. Ils ont tous deux fait preuve d’une volonté d’être innovants dans leur travail, dont l’impact se fera sentir pendant de nombreuses années. 

 

 

À propos du Prix de l’Innovation et de l’impact 

 

Chaque année, Coopération Canada et les administrateurs du Lewis Perinbam célèbrent et reconnaissent les personnes et les organisations de la société civile (OSC) canadiennes qui font un travail efficace et novateur. 

 

Coopération Canada définit une pratique innovante comme un nouveau moyen ou une nouvelle approche plus efficace pour relever les défis du développement et améliorer les conditions de vie des plus vulnérables dans le monde.  Une pratique innovante peut prendre de nombreuses formes. Il peut s’agir d’une nouvelle innovation dans un contexte particulier, qui a néanmoins été éprouvée ailleurs.  Une pratique innovante peut prendre la forme d’une approche, d’une technologie, d’un modèle économique ou modèle d’affaires, d’une pratique en matière de politique, d’un partenariat et plus encore. Une pratique innovante devrait s’aligner aux Principes de Whistler pour accélérer l’impact sur le développement pour exercer un impact à travers l’innovation. 

 

 

En l’honneur de Lewis Perinbam : 

Lewis Perinbam, O.C. (1925-2007) a été un pionnier dans le développement du secteur du développement international au Canada. Il fût le Directeur exécutif fondateur du CUSO, le premier Secrétaire général à temps plein de la Commission nationale du Canada pour l’UNESCO et Président directeur général d’EUMC. Il est entré au service de la naissante Agence canadienne de développement international en 1969 et est devenu Directeur fondateur de sa Division des Organisations non gouvernementales. Il a ensuite été nommé Vice-président du Programme de partenariat canadien où il a lancé plusieurs programmes qui ont fait du Canada un chef de file en matière de collaboration entre la société civile et le gouvernement. En 2000, il a dirigé le Groupe de travail sur la participation des minorités visibles dans la fonction publique, qui a entraîné de profonds changements dans l’ensemble du gouvernement. Ces prix qui reconnaissent son exceptionnelle contribution lancent un appel à l’action en nous rappelant qu’une innovation ambitieuse à l’échelle du système est toujours possible, et lancent un appel à l’action. 

 

Pour plus de renseignements 

Kat Guerin
Gestionnaire des communicationsCoopération Canada
[email protected]  613-222-3009 

 

Stephanie Leclair
Gestionnaire en chef, communications ephilanthropieEUMC
[email protected]  / 613-761-3714 

Pour préserver les acquis, Coopération Canada presse le gouvernement d’augmenter le financement de l’aide internationale afin d’assurer une relance économique mondiale

Pour préserver les acquis, Coopération Canada presse le gouvernement d’augmenter le financement de l’aide internationale afin d’assurer une relance économique mondiale

Célébrer et agir pendant la Semaine du développement international du 7 au 13 février.

 

Ottawa, le 8 février 2021

Dans le cadre de la Semaine du développement international, Coopération Canada urge le gouvernement fédéral d’augmenter son financement au développement international dans son prochain budget. La pandémie accentue les enjeux de pauvreté, d’iniquité et de santé dans les pays en voie de développement. Les impacts de la pandémie risquent de faire perdre des acquis obtenus après de nombreuses années de travail et de financement.

Coopération Canada, l’association nationale des organisations intervenant dans le secteur de la coopération internationale et dans l’humanitaire, demande à ce que le gouvernement investisse au moins 1 % de l’aide nationale à la COVID-19 en fonds d’aide internationale nouveaux et supplémentaires.

« Soutenir l’aide internationale est plus important que jamais avec la crise sanitaire et économique mondiale, a soutenu Nicolas Moyer, président et PDG de Coopération Canada. Une coopération concertée à l’échelle de la planète est essentielle si nous voulons relever les défis actuels. Le Canada dépend de la bonne santé des autres pays pour assurer une relance durable, incluant les pays en voie de développement. Aucun pays ne pourra se redresser si la moitié du monde est oubliée. »

L’entraide et le partage sont des valeurs chéries par les Canadien-ne-s. À l’image de ses citoyen-ne-s, le Canada a toujours inscrit l’aide internationale au titre de ses priorités. Mais aujourd’hui, le pays affiche à ce chapitre son plus faible bilan en 50 ans. Il n’est jamais trop tard pour changer les choses.

Coopération Canada s’est réjouie du mandat que le Premier ministre Trudeau a donné à la ministre du Développement international, Karina Gould, le 15 janvier dernier : faire plus pour aider les pays en développement à « mener à bien leur reprise économique et à accroître leur résilience ».  Le gouvernement fédéral a aussi pris cet engagement dans le discours du Trône du 23 septembre.

 

Agir avec « Un plan pour nous tous » 

Dans « Un plan pour nous tous » publié en décembre dernier, Coopération Canada réitère ce que disent les experts : aucune reprise économique n’est possible tant et aussi longtemps que la pandémie n’est pas enrayée à l’échelle mondiale.  C’est donc dans cet esprit que ce rapport recommande une hausse de l’aide internationale du Canada pour en arriver à un retour à la normale pour tous, dans un contexte où les besoins humanitaires sont sans précédents.

Entre autres, le rapport fait état de l’impact dévastateur auprès des populations et des individus les plus vulnérables partout dans le monde. Avec des pertes économiques de 8 500 milliards de dollars (US), c’est 71 millions de personnes en situation d’extrême pauvreté que le monde doit aider. « Les pays depuis longtemps désavantagés, qui dépendent du commerce international ou d’économies informelles, doivent choisir entre contrôler la pandémie et menacer l’existence et le mode de vie de leur population », peut-on lire dans le rapport.

De plus, Coopération Canada demande au Canada de respecter son engagement d’octroyer 0,7 % du revenu national brut pour l’aide étrangère dans les 10 prochaines années. En 2019, le pays y avait investi seulement 0,27 %, soit 6,2 milliards de dollars; ce qui est loin de son objectif et loin aussi de l’investissement que font des pays comparables en aide internationale.

« Nous avons hâte d’avoir des discussions franches cette semaine sur ces enjeux que nous partageons tous et sur les solutions pour une relance mondiale qui va de pair avec la relance du Canada », a souligné M. Moyer.

 

Célébrer la Semaine du développement international

Intitulée « Visez les objectifs », la Semaine du développement international (#SDI2021) mettra cette année l’accent sur l’égalité des genres, la santé et le changement climatique. Du 7 au 13 février, Coopération Canada organise plusieurs activités pour célébrer les impacts probants, depuis des décennies, de l’aide internationale canadienne dans l’amélioration des conditions de vie des enfants et des femmes, de l’espérance de vie et bien plus encore. C’est aussi l’occasion de sensibiliser la population et la classe politique aux enjeux touchant le développement international.

Les rencontres sur la Colline parlementaire à Ottawa se tiendront de manière virtuelle afin de rencontrer des décideurs politiques pour discuter de politiques et de financement plus ambitieux pour l’aide internationale.

Fort de décennies d’entraide humanitaire, le Canada, avec d’autres pays, a permis de diminuer substantiellement la mortalité infantile, la pauvreté extrême et d’offrir l’instruction à des millions de femmes et de filles, par exemple. C’est notre investissement pour le monde et pour notre monde, que l’on habite à Rimouski ou à Port-au-Prince.

 

Pour plus de renseignements, veuillez contacter : 

Kat Guerin

Gestionnaire des communications

[email protected]

613-222-3009

La Politique de partenariat d’Affaires mondiales Canada avec les OSC – Ce qu’il faut savoir et pourquoi s’engager

La Politique de partenariat d’Affaires mondiales Canada avec les OSC – Ce qu’il faut savoir et pourquoi s’engager

 

Les objectifs ambitieux définis dans la Politique d’aide internationale féministe (PAIF) du Canada ne peuvent être réalisés qu’en collaborant avec la société civile au niveau local et à international. 

Dans la ligne des Principes d’Istanbul et d’autres instruments tels que le Cadre international pour l’efficacité du développement des OSC et le Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement, le PAIF est renforcé par la Politique du Canada des partenariats avec la société civile pour l’aide internationale (la politique du partenariat avec les OSC). Cette politique élaborée avec la participation active de la société civile, précise les modalités de collaboration entre les acteurs de ladite société et Affaires Mondiales Canada (AMC), pour la mise en œuvre du PAIF; ce à travers neuf domaines d’action qui sont: 

  1. Renforcer le pouvoir des femmes et des filles, promouvoir l’égalité des genres et tendre la main aux plus pauvres, aux plus vulnérables et aux plus marginalisés en tant que moyens les plus efficaces pour réduire la pauvreté.
  2. Favoriser l’établissement d’un environnement favorable et sécuritaire pour la société civile.
  3. Protéger la vie et la dignité humaine
  4. Favoriser le leadership des OSC dans l’innovation
  5. Intégrer le rôle des OSC en tant qu’acteurs indépendants dans les programmes d’aide internationale
  6. Établir des mécanismes de financement plus prévisibles, équitables, souples et transparents
  7. Favoriser des approches multipartites à l’aide international
  8. Mobiliser les Canadiens en tant que citoyens du monde à l’aide internationale
  9. Promouvoir la durabilité, la transparence, la responsabilisation et les résultats

Objectifs de la politique – Implication des OSC

Les approches féministes de la PAIF basées sur les droits de la personne exigent des changements fondamentaux dans les structures, les politiques, les processus et les programmes des acteurs de la société civile qui travaillent avec AMC. La plupart de ces changements exige d’établir des priorités au niveau institutionnel et des ressources, comme nous l’ont appris les organisations de la société civile (OSC) participant au programme Voix et Leadership des Femmes. 

La prise en compte de facteurs en accord avec les normes de genre et les inégalités existantes d’une part, et d’autre part, la conception d’outils et de processus qui permettent de mettre en place des programmes plus en adéquation avec le genre, tant dans une logique de réponse que de transformation, est un défi sectoriel. Ce défi être relevé que grâce à la collaboration, à des consultations prévisibles et inclusives et à l’apprentissage continue entre divers partenaires. Pour soutenir ces efforts, AMC et la société civile canadienne ont élaboré une politique définissant les domaines pour une collaboration renforcée entre le gouvernement et la société civile. 

La politique du partenariat avec les OSC souligne la responsabilité qu’ont les acteurs de la société civile de consulter les groupes marginalisés, y compris les femmes et les filles, et de veiller à la prise en compte de leurs points de vue dans tous les domaines de la conception, de l’exécution et de l’évaluation des programmes. Plus précisément, les organisations sont invitées à utiliser des approches basées sur les droits de la personne et à institutionnaliser l’analyse comparative entre les sexes dans toute action menée. Par ailleurs, à la lumière de la politique Une approche féministe : l’égalité des genres dans l’action humanitaire, les OSC devraient collaborer avec les intervenants locaux/nationaux, en vue de renforcer la capacité organisationnelle et d’intervention des acteurs humanitaires locaux, ainsi que leur durabilité à long terme. 

Plan de mise en œuvre

Le niveau opérationnel de la politique du partenariat avec les OSC est défini par le Plan de mise en œuvre qui établit laction recommandée pour chacun des neuf domaines d’actions. Pour veiller à la réalisation de progrès dans l’atteinte des objectifs énoncés dans le plan de mise en œuvre, Affaires mondiales Canada et Coopération Canada ont constitué un groupe consultatif sur les partenariats avec les OSC (GCPO). Ce groupe est ouvert à tous les acteurs de la société civile à travers le Canada. Le secrétariat du groupe est assuré par deux co-responsables, dont l’un représente AMC et est rattaché au sous-ministre adjoint pour le Partenariat pour l’innovation dans le développement. Le groupe consultatif réunit des spécialistes du secteur, chacun des neuf domaines d’action ayant à la fois comme co-responsables des représentants des équipes de AMC et des OSC concernées, qui, en consultation avec des coalitions plus larges, formulent des recommandations pour la mise en œuvre des politiques. 

En 2018, le groupe consultatif a mené une enquête qui soulignait d’accorder la priorité à l’Objectif 1 (Renforcer le pouvoir des femmes et des filles, promouvoir l’égalité des genres); à l’Objectif 6 (Établir des mécanismes de financement plus prévisibles, équitables, souples et transparents); et à l’Objectif 8 (Mobiliser les Canadiens en tant que citoyens du monde). Le plan de mise en œuvre des autres objectifs a été approuvé en 2019, offrant un outil de politique aux OSC qui travaillent à la réalisation d’une série d’objectifs du PAIF. 

Lors des premières phases de la réponse à la COVID-19, qui prévoyait des consultations AMC  OSC sur les questions urgentes liées à la pandémie et à son impact sur le secteur, les activités du groupe consultatif ont été interrompues. Étant donné l’utilité des outils et des engagements décrits dans les plans de mise en œuvre pour les neuf domaines d’action, le groupe consultatif invite les OSC à le rejoindre pour améliorer l’efficacité de la collaboration entre AMC et les OSC. 

Prochaines étapes

Le groupe consultatif se réunira à nouveau en 2021 pour donner un aperçu du mandat du groupe et des progrès réalisés jusqu’à présent, et pour définir les domaines prioritaires pour 2021. Afin de soutenir une approche responsable et réalisable, le groupe consultatif produira également des rapports sur les progrès réalisés dans les neuf domaines d’action. 

Les organisations de la société civile canadienne sont invitées à s’engager autour du travail du groupe consultatif pour s’assurer que cette politique ambitieuse traduise efficacement dans les systèmes et processus institutionnels. Restez à l’écoute pour les sessions d’information et les mises à jour relatives à ce travail. 

Souhaitez-vous rejoindre le GCPO? Veuillez remplir ce formulaire pour exprimer votre intérêt.

UnyimeAbasi Odong, stagiaire en politique, Recherche, politique et pratique 

Coopération Canada lance Un plan pour nous tous : Conversation sur l’engagement mondial du Canada

Coopération Canada lance Un plan pour nous tous : Conversation sur l’engagement mondial du Canada

Un nouveau rapport appelle à une augmentation de l’aide publique au développement de la part du Canada pour une reprise mondiale face à la pandémie de covid-19.

 

OTTAWA, Ontario, 8 décembre 2020 – La pandémie de covid-19 révèle à quel point les communautés internationales sont interdépendantes entre autres par les liens indissociables qui existent entre la santé publique, l’économie, la paix et la sécurité. Sans des investissements conséquents dans l’aide publique au développement, les répercussions de cette pandémie ne feront pas que ralentir le développement de pays dans le monde historiquement désavantagés, elles auront aussi un impact sur la vie des Canadiens pendant des décennies.

 

Dans Un plan pour nous tous : Conversation sur l’engagement mondial du Canada, Coopération Canada estime que le seul moyen pour un rétablissement mondial juste de la covid-19 repose sur une augmentation substantielle et durable des dépenses dans l’aide publique au développement. Le projet regroupe une série de rapports intitulée Ensemble pour l’impact qui souligne la valeur des investissements dans des solutions spécifiques aux défis mondiaux que posent la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, les changements climatiques et l’égalité entre les genres.

 

« Face à la plus grande crise internationale depuis une génération, une réponse mondiale forte de la part du Canada n’est pas une question de charité. Il s’agit d’un progrès qui est réciproquement bénéfique tant pour le Canada que pour nos partenaires mondiaux », affirme Nicolas Moyer, président – PDG de Coopération Canada.

 

L’exemple du Vietnam est à ce titre éloquent. Le gouvernement du Canada rapporte que depuis 1990, il a accordé plus de 1,5 milliard de dollars au Vietnam en aide au développement. En 30 ans, le Vietnam est passé de pays parmi les plus pauvres au monde au statut de pays à revenu intermédiaire inférieur et détient un portefeuille de commerce international qui comprend des pays comme le Canada. Tous les deux ans, la somme de nos exportations vers le Vietnam équivaut à celle que ce pays a reçue en aide au développement de la part du Canada sur une période de vingt-cinq ans.

 

Et ce n’est là qu’un cas spécifique parmi ceux de beaucoup de pays présentés dans Un plan pour nous tous : Conversation sur l’engagement mondial du Canada.

 

« Historiquement, le Canada accorde une priorité à l’aide internationale, mais aujourd’hui, en proportion de ses activités économiques, le gouvernement affiche le plus faible bilan en matière d’aide publique au développement des 50 dernières années. Nous avons l’occasion de corriger cette situation alors que nous préparons le rétablissement de la covid-19. Sans un objectif international, la pandémie s’aggravera et sera de plus longue durée », ajoute Nicolas.

 

Une étude récente démontre que 79 % des Canadiens croient qu’à moins d’un contrôle de la covid-19 partout dans le monde, les Canadiens ne peuvent revenir à une vie normale (Abacus Data, CanSFE). Une autre étude réalisée récemment illustre que, dans une marge de 2 contre 1, les Canadiens estiment que le Canada doit collaborer pour aider les pays les plus pauvres à se rétablir de la pandémie (Abacus Data, Coopération Canada).

 

Le Canada a l’occasion de réorienter ses investissements dans les sphères humanitaires et du développement dans le but de permettre un rétablissement à l’échelle mondiale tout en soutenant le sien. Les investissements du Canada en faveur de ses partenaires à l’étranger entraînent des retombées positives pour le Canada.

 

« La pandémie met en lumière les iniquités flagrantes qui existent au pays et à travers le monde, affirme April Ingham, directrice générale de Pacific Peoples’ Partnership et co-présidente du conseil d’administration de Coopération Canada. Ce que la covid-19 nous a appris, c’est que lorsque nous nous concentrons sur les besoins des plus marginalisés, nous en profitons tous. Lorsque nous accordons la priorité à la vaccination des personnes les plus à risque, le reste de la population est davantage protégée; lorsque nous investissons auprès des plus démunis, les économies sont renforcées. »

 

« À l’occasion de cette crise mondiale, les Canadiens s’unissent pour venir en aide à leurs concitoyens et aux populations à l’autre bout du monde, confie Richard Veenstra, directeur général de Mission inclusion et co-président du conseil d’administration de Coopération Canada. C’est par le biais d’une approche unifiée que nous surmonterons ces problèmes à l’échelle internationale. Le Canada s’appuie sur le bien-être de ses partenaires internationaux au même titre que notre santé et notre bien-être ont un impact au niveau international. Personne ne retrouvera un équilibre durable si la moitié du monde est laissée à elle-même pour surmonter les répercussions profondes de cette crise. »

 

Le Canada doit faire partie de la solution globale. Nous sommes tous concernés. Pour une discussion à l’occasion du lancement du rapport, Coopération Canada réunit des sommités du milieu du développement lors d’un événement virtuel Un plan pour nous tous : Conversation sur l’engagement mondial du Canada le 8 décembre 2020 à 12 h (HE) en français et à 14 h (HE) en anglais.

 

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À propos de Coopération Canada

Depuis 1968, Coopération Canada (auparavant le Conseil canadien pour la coopération internationale) réunit plus de 90 organismes du milieu du développement international et de l’aide humanitaire. Nous amplifions le travail de ces groupes en rassemblant les leaders du secteur, influençant les politiques et développant les capacités. De concert avec nos partenaires du Canada et du monde entier, nous construisons un monde plus juste, sécuritaire et durable pour tous.   Pour en savoir plus, visitez cooperation.ca/fr/.

Le Conseil canadien pour la coopération internationale devient Coopération Canada

Le Conseil canadien pour la coopération internationale devient Coopération Canada

Le Conseil canadien pour la coopération internationale, qui regroupe les organismes canadiens du milieu du développement international et de l’aide humanitaire, est devenu aujourd’hui Coopération Canada. L’organisme arbore une nouvelle identité visuelle ainsi qu’un nouveau logo et son site Web, www.cooperation.ca, a été refait à neuf.

 

Au-delà des considérations esthétiques, Coopération Canada illustre la participation de l’organisme aux efforts constants pour édifier un mode meilleur, plus juste et plus durable.  Les répercussions profondes de la pandémie et la crise climatique qui s’aggrave obligent à réagir à ces menaces parmi les plus marquantes de notre époque. Parallèlement, la société prend conscience du besoin pressant de défendre les droits de la personne, de mettre fin au racisme systémique et d’atteindre l’égalité pour tous.

 

Notre monde évolue. Coopération Canada joue un rôle de premier ordre en collaborant avec des organismes du secteur pour établir les objectifs ambitieux du changement au moment où les inégalités systémiques et généralisées sont mises au jour, dénoncées et combattues. Coopération Canada se fait le porte-étendard d’un avenir inclusif. Il se promet de travailler en étroite collaboration avec ses membres pour atteindre cet objectif.

 

Au cours des prochaines semaines, Coopération Canada rendra publique la nouvelle version de son code d’éthique assorti de normes opérationnelles à l’intention des acteurs de la coopération internationale. Cet outil propose des lignes directrices et des principes éthiques que Coopération Canada et ses membres mettent en place dans leur milieu de travail. Après dix ans, une mise à jour s’imposait pour refléter les pratiques exemplaires actuelles.  Coopération Canada entend également mobiliser l’ensemble du secteur pour lutter contre le racisme systémique intrinsèque.

 

« Notre nouveau nom reflète notre engagement envers un changement équitable, sécuritaire et durable pour tous à l’échelle mondiale. Il illustre l’importance que nous accordons à la collaboration entre les divers acteurs pour concrétiser cette ambition, déclare Nicolas Moyer, directeur général de Coopération Canada. Il personnifie notre croyance profonde que le partenariat et la solidarité peuvent générer une évolution positive au moyen d’actions collectives. »

 

La recherche d’une nouvelle identité visuelle a commencé en 2017 quand l’agence McMillan a choisi le Conseil dans le cadre de son initiative Betterful par laquelle elle vient en aide aux organismes sans but lucratif en lui offrant ses services gratuitement. C’est alors que le Conseil s’est lancé dans un long processus de consultation et de remaniement de la marque avec cette agence.