Du 21 au 23 avril 2026, le tout premier Sommet sur l’espace civique d’OttawaRaviver l’espoir— a réuni une communauté mondiale engagée dans la protection et l’élargissement de l’espace civique à une époque où la démocratie est de plus en plus mise à rude épreuve.

 

Avec plus de 350 participant·e·s, plus de 30 sessions, plus de 95 intervenant·e·s et le soutien de plus de 40 partenaires, le Sommet a créé une plateforme dynamique pour le dialogue, la stratégie et l’action collective.

 

Organisé autour de trois thèmes forts — Défendre, Revendiquer, Réimaginer —, le Sommet n’était pas seulement un rassemblement, mais un parcours commun à travers les défis et les possibilités auxquels l’espace civique est confronté aujourd’hui.

 

Un rassemblement rendu possible grâce à un partenariat

 

Le Sommet sur l’espace civique d’Ottawa a été rendu possible grâce à la coordination de Sociétés résilientes et de Coopération Canada, ainsi qu’à la collaboration de plus de 40 partenaires issu·e·s de la société civile, du secteur philanthropique, du monde universitaire et d’autres horizons.

 

Leurs contributions ont permis de créer un espace qui, non seulement a réuni des participant·e·s du monde entier, mais qui était également ancré dans un objectif commun : défendre les libertés civiques, renforcer les partenariats et investir dans un avenir plus inclusif.

Jour 1 : Défendre — Protéger ce qui rend la démocratie possible

 

Le Sommet s’est ouvert le 21 avril par un appel clair à l’action : défendre l’espace civique en tant que fondement de la démocratie.

 

Au cours de séances plénières et de discussions, les participants ont examiné les forces à l’origine du rétrécissement mondial de l’espace civique, des législations restrictives à la surveillance numérique en passant par la répression transnationale. L’urgence était évidente : sans action délibérée, l’espace dans lequel la société civile peut opérer continuera de se réduire.

 

Parallèlement, les discussions ont mis l’accent sur la résilience. Les participant·e·s ont partagé des outils, des stratégies et des exemples de résistance, soulignant que l’espace civique n’est pas seulement menacé — il est activement défendu.

 

Jour 2 : Revendiquer — Reconstruire le pouvoir et la solidarité

 

Le 22 avril, l’accent a été mis sur la revendication de l’espace civique.

 

Les discussions ont exploré comment la société civile, les gouvernements et les bailleur·euse·s de fonds peuvent travailler différemment, de manière plus équitable, plus collaborative, pour reconstruire la confiance et le pouvoir collectif. Les participant·e·s ont réfléchi à ce que signifie aller au-delà de la réaction pour s’orienter vers le renouveau : se réapproprier les récits, renforcer les alliances et mettre au centre les communautés les plus touchées par le rétrécissement de l’espace civique.

 

Cette journée a également été marquée par la participation de l’honorable Randeep Sarai, secrétaire d’État (Développement international), dont l’engagement a souligné l’importance des partenariats entre les gouvernements et la société civile pour faire progresser un développement inclusif et durable. Elle a également été marquée par la remise du prix Sima Samar, qui récompense un leadership et un engagement exceptionnels en faveur de la promotion des droits humains et de l’espace civique, un rappel puissant du courage et de la résilience de celles et ceux qui œuvrent pour défendre les libertés civiques à travers le monde.

 

Cette journée a mis en évidence que la reconquête de l’espace civique ne consiste pas seulement à repousser les restrictions, mais aussi à remodeler les systèmes et les relations qui le définissent.

 

Jour 3 : Réimaginer — Tracer des avenirs inclusifs

 

La dernière journée, le 23 avril, était tournée vers l’avenir.

 

Les participant·e·s ont été invité·e·s à réimaginer à quoi pourrait ressembler un écosystème civique florissant, un écosystème inclusif, résilient et capable de répondre aux défis mondiaux. Les discussions ont exploré le rôle de l’espace civique dans la promotion du progrès dans tous les secteurs, de l’action climatique à l’égalité des genres et au-delà.

 

Un moment particulièrement marquant a été la participation de l’honorable Anita Anand, ministre des Affaires étrangères, dont l’engagement a souligné l’importance de la collaboration entre le gouvernement et la société civile pour renforcer les institutions démocratiques et préserver les libertés civiques.

 

Le message était clair : l’avenir de l’espace civique doit être construit de manière intentionnelle, en plaçant l’équité, l’inclusion et l’innovation au cœur de cette construction.

Regard vers l’avenir : Vision 2035

 

Le Sommet sur l’espace civique d’Ottawa a également posé les bases d’une ambition à plus long terme : la Vision 2035.

 

Si le Sommet s’est concentré sur la défense, la revendication et la réimagination de l’espace civique aujourd’hui, la Vision 2035 pose une question plus large :

 

Quel type d’espace civique souhaitons-nous voir dans une décennie ?

 

Un avenir où :

 

  • La société civile dispose de ressources suffisantes et est protégée
  • La participation est inclusive et représentative
  • Les partenariats reposent sur l’équité et la responsabilité
  • Les acteur·trice·s civiques peuvent agir librement et en toute sécurité

 

La réalisation de cette vision exigera une collaboration, une innovation et un engagement soutenus dans tous les secteurs.

 

Une responsabilité collective

 

Le Sommet sur l’espace civique d’Ottawa n’était pas une fin en soi, mais une invitation.

 

Une invitation à prolonger l’élan des 21 au 23 avril 2026, à approfondir les partenariats et à passer du dialogue à l’action.

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