L'antiracisme Nos membres en action Nouvelles MHN 2026 – Entretien avec Manuella Mutshail Kalong Cooperation Canada L'antiracisme 4 Mins read février 2, 2026 / Nouvelles et mises à jour / L'antiracisme / MHN 2026 – Entretien avec Manuella Mutshail Kalong Pour la troisième année consécutive, notre campagne numérique met en lumière les acteur·trice·s du changement, les innovateur·trice·s et les perturbateur·trice·s noir·e·s dans le domaine de la coopération internationale canadienne. Tout au long du mois de février, nous dressons le portrait de leaders dont les réalisations, les défis et les perspectives transforment le secteur et font progresser l’équité, l’inclusion et la justice. Cette semaine, nous vous invitons à rencontrer Manuella Mutshail Kalong, agente de politique chez Coopération Canada Pourquoi avez-vous décidé de travailler dans la coopération internationale et quels ont été les moments forts de votre carrière ? Ma décision de travailler dans la coopération internationale est profondément personnelle. Elle remonte au jour où j’ai regardé un documentaire sur les violences sexuelles dans l’est de la République démocratique du Congo, mon pays d’origine. Je me souviens avoir ressenti un mélange de colère, de tristesse et de responsabilité. Je ne pouvais détourner le regard, et je savais que rester indifférente n’était plus une option pour moi. Ce moment a marqué le début de mon engagement à soutenir les personnes touchées par les inégalités, la pauvreté et les crises. Tout au long de ma carrière, chaque poste que j’ai occupé, qu’il soit opérationnel ou stratégique, m’a permis de rapprocher mon travail de mes valeurs. L’une de mes plus grandes satisfactions a été de réaliser que ma voix, mon parcours et mon expérience ne sont pas des obstacles, mais des atouts qui façonnent ma compréhension et mon engagement dans la coopération internationale. Quelles expériences ont influencé votre carrière en tant que personne noire dans le secteur de la coopération internationale ? Au début de ma carrière, j’ai principalement occupé des postes opérationnels. Cela m’a permis d’acquérir une solide expérience technique, mais m’a également confrontée aux limites du travail opérationnel lorsqu’un changement structurel plus profond est nécessaire. Au fil du temps, j’ai pris conscience que de nombreuses décisions affectant des communautés comme la mienne étaient prises loin d’elles, et souvent sans la présence de personnes qui me ressemblaient. En tant que femme noire, cette prise de conscience m’a poussée à rechercher des espaces où l’influence, le plaidoyer et la stratégie se croisent. Même lorsque ces espaces me semblaient intimidants ou inaccessibles, j’ai choisi de m’y rendre, d’apprendre et d’apporter ma contribution. Je ne suis pas encore là où je rêve d’être, mais je suis fière du chemin que j’ai parcouru. J’ai appris à célébrer chaque pas en avant, sachant que les progrès ne sont pas toujours linéaires, mais qu’ils sont toujours significatifs. Face à la réduction de l’espace civique et au silence imposé aux personnes marginalisées et privées de leurs droits, quels sont vos espoirs pour l’avenir et quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent travailler dans la coopération internationale en tant qu’acteur·trice·s du changement, défenseur·euse·s ou personnes alliées ? Quelqu’un m’a dit un jour : « Les femmes noires doivent travailler deux fois plus dur pour prouver leur valeur dans la coopération internationale ». Cette phrase m’est restée, non pas parce que je l’accepte comme juste, mais parce qu’elle reflète une réalité à laquelle beaucoup d’entre nous sont confrontées quotidiennement. Malgré cela, je garde espoir. Je crois en un avenir où la coopération internationale sera plus représentative, plus responsable et plus ancrée dans l’expérience vécue. En tant que jeune leader noire dans ce secteur, mon conseil est simple mais sincère : continuez à postuler, continuez à apprendre et continuez à vous faire une place, même si vous avez l’impression de ne pas être tout à fait à votre place. Investissez en vous-même, faites confiance à votre point de vue et n’oubliez pas que le leadership n’existe pas seulement dans les institutions mondiales. Les organisations locales et communautaires sont de puissants espaces de résistance, d’innovation et de transformation, et elles méritent d’être reconnues et soutenues. Partager cet article
Coopération Canada lance ATLAS : une plateforme de données unique en son genre qui cartographie le secteur de la coopération internationale au Canada Cooperation Canada Nouvelles 5 Mins read juin 9, 2026
De l’intention à l’action : Perspectives pratiques pour un développement dirigé localement Cooperation Canada Nouvelles 1 Min read juin 3, 2026
Le Canada et l’espace civique : fondements, lacunes et défi d’une action cohérente Cooperation Canada Non classé 2 Mins read mai 13, 2026
Raviver l’espoir : Réflexions issues du Sommet sur l’espace civique d’Ottawa et la voie vers Vision 2035 Cooperation Canada Non classé 6 Mins read mai 6, 2026